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Dimanche 4 Février 2001 à 00:00

Dominique Baudis rejette toute suspicion de partialité

Après avoir pris ses fonctions de président du Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA), Dominique Baudis a vivement rejeté toute suspicion de partialité, dans un entretien à l'AFP.

"Je ne vois pas pourquoi le fait d'avoir été élu et réélu par mes concitoyens me frapperait de suspicion", s'est indigné l'ancien député maire (UDF) de Toulouse, nommé à la tête de l'autorité de régulation de l'audiovisuel français par le président Jacques Chirac.

Le fait d'avoir été un homme politique "n'interdit pas d'exercer par la suite des fonctions de caractère public qui exigent de la neutralité et de l'impartialité", plaide-t-il, interrogé sur la violente polémique qui avait entouré sa nomination, dénoncée à gauche comme une politisation du CSA.

"J'ai été pendant dix ans journaliste dans l'audiovisuel public et en dix ans, pas une fois mon impartialité n'a été mise en cause", martèle encore celui qui fut correspondant au Liban de la Une avant de présenter les journaux télévisés de cette chaîne puis de FR3 jusqu'au début des années 80.

Au CSA, Dominique Baudis, 53 ans, entend s'imposer "quelques règles de conduite en dehors des principes de base qui s'attachent à (sa) fonction, l'impartialité et la recherche de l'intérêt général". Ainsi, promet-il de privilégier la "collégialité" avec les huit autres membres de l'instance et la "proximité" avec ses services qui emploient 250 personnes. Une "collégialité" apprise pendant 18 ans à la tête de la quatrième ville de France lorsqu'il "travaillait avec les maires de l'agglomération qui étaient évidemment de sensibilités différentes".

Cette "recherche permanente du consensus", le nouveau président du CSA affirme l'avoir immédiatement appliquée lorsqu'il s'est agi de redéfinir les compétences des membres de l'instance. "Tout s'est décidé non pas par consensus mais à l'unanimité", assure-t-il. Parmi ces toutes premières décisions: la création d'un groupe de travail sur l'économie de l'audiovisuel, à laquelle, souligne-t-il, "l'ensemble du collège a souscrit unanimement".

Présidé par Pierre Wiehn, ce groupe de travail planchera sur la télévision numérique terrestre qui doit permettre de recevoir dès l'an prochain sur une simple antenne "râteau" mais via un décodeur spécial jusqu'à 36 chaînes, contre six aujourd'hui. "C'est un dossier stratégique" mais qui pose "effectivement beaucoup de problèmes", concède-t-il, évoquant le financement des décodeurs, l'équilibre entre chaînes payantes et gratuites ou les moyens dévolus à France Télévision. Pour appuyer ce groupe de travail, le président du CSA envisage quelques "réaménagements" au sein de l'instance avec l'éventuelle création d'un service ou d'une direction économique.

Pour internet, il s'en remet à la position "de bon sens" exprimée depuis plusieurs mois par le collège. Le CSA exercerait ainsi son autorité sur les seuls médias audiovisuels diffusés sur le net. Un rôle semble-t-il plus modeste que celui qu'entrevoyait le prédécesseur de Dominique Baudis, Hervé Bourges, qui entendait faire du CSA le gardien des contenus du net.

A ceux qui doutent de son indépendance, Dominique Baudis a par ailleurs adressé un subtil signal. Un seul parmi les 14 groupes de travail du CSA est co-présidé par deux conseillers: celui du "pluralisme, de la déontologie et des campagnes électorales". L'un, Joseph Daniel, est un proche de Laurent Fabius, l'autre, Jacqueline de Guillenchmidt, a été désignée par le président du Sénat Christian Poncelet.
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