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Vendredi 18 Janvier 2008 à 00:00

Bataille en vue pour le sport avec l'arrêt de la pub à la télé publique

La suppression de la publicité à France Télévisions soulève la question des droits de retransmission des grands événements sportifs, domaine dans lequel les ambitions affichées par les chaînes publiques appellent des moyens conséquents.

Le groupe public dispose d'un budget annuel de quelque 150 millions d'euros pour acquérir la diffusion d'épreuves prestigieuses. Au programme: le Tour de France et les grandes courses cyclistes, le tournoi de Roland-Garros et la Coupe Davis, le Tournoi des six nations et la Coupe d'Europe de rugby, la Coupe de la Ligue et la Coupe de France de football, les Championnats du monde et d'Europe d'athlétisme.

S'y ajoutent le Rallye-Dakar, le marathon de Paris, les championnats d'Europe et du monde de patinage artistique, la Fed Cup. "Le sport est certainement le domaine qui pose le plus de problèmes à l'heure actuelle", juge un spécialiste du secteur, alors que "la réflexion" sur l'arrêt de la pub à la télé publique n'en est qu'à ses débuts. Avec plusieurs questions à la clé. Notion de "patrimoine"

Comment va s'organiser la compétition entre France Télévisions et des chaînes privées comme TF1 et M6 ? Quelle sera la capacité budgétaire dont disposera le groupe public pour le sport ? A titre d'exemple, TF1 ne cache pas son intérêt pour le Tour de France, tandis que M6 commence à avoir une politique sportive très agressive notamment en matière de foot.

"Le service public risque de ne plus être dans un univers concurrentiel et de passer à une logique de service public. Pour le sport aussi, il faudra que la mission de service public de France Télévisions soit plus clairement définie", note Frédéric Bolotny, économiste au centre de droit et d'économie du sport de Limoges.

Pour lui, "il faudra considérer que certains événements appartiennent au patrimoine médiatique national et qu'ils doivent être couverts". Cette notion de "patrimoine" est relevée par nombre de professionnels. L'un d'eux juge que "l'idée même de sortir le sport du patrimoine public serait une grosse erreur. Quand on sera arrivé à la privatisation de la plupart des grands événements on sera bien avancé". Maintien du parrainage acquis

D'autant que le sport véhicule des notions de valeur culturelle, de partage. Ce qui explique l'intérêt jamais encore démenti pour le Tour de France en dépit d'affaires de dopage à répétition. Face à une surenchère des droits, France Télévisions a réussi à conserver des sports comme le cyclisme, le tennis, le rugby. Un de ses atouts est de disposer de deux canaux, France 2 et France 3, permettant de passer d'une chaîne à l'autre pour retransmettre une épreuve.

Les émissions sportives sont aussi le seul domaine disposant de dérogations pour diffuser de la pub lors de coupures ou de mi-temps. Un dispositif particulièrement satisfaisant pour les annonceurs. "On va être obligé de fermer un petit peu les yeux sur un certain nombre de pratiques pendant un premier temps pour éviter que tous les grands événements ne partent en courant", estime un professionnel.

Si le maintien du parrainage (environ 80 millions d'euros) est acquis, pour certains observateurs une façon de sortir de la difficulté serait d'augmenter la redevance. Une décision d'ordre politique. "Le sport est le domaine où il y a le plus d'enjeux. Et toutes ces interrogations soulèvent une nouvelle fois la question de l'impréparation de cette mesure", estime un spécialiste proche du dossier.
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