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Samedi 10 Février 2001 à 00:00

RMC, station d’information nationale

Réduite à une audience confidentielle, RMC veut tourner le dos à son image de radio du Sud pour se reconvertir en station d'information nationale, interactive et proche des auditeurs: le pari de la dernière chance pour la radio monégasque.

"La radio du Sud, c'est terminé". "Nous allons faire de RMC une radio nationale". D'emblée, le nouveau patron de RMC, Alain Weill a donné le ton en présentant son nouveau bébé à la presse. Pour relancer RMC, la société Nextradio qui en est désormais propriétaire (35% Alain Weill, 65 % fonds d'investissement Alpha Radio BV) a injecté 150 millions de francs et se donne trois ans pour réussir. A cette date, la radio, dotée d'un budget (120 MF - 18,2 millions d'euros) sensiblement moindre qu'auparavant, doit avoir assuré son équilibre financier.

L'objectif, a affirmé Alain Weill, est d'atteindre 3 points la saison prochaine, et "entre 4 et 8 points dans 3 ans". Le repreneur a fait place nette en se séparant notamment d'animateurs qui n'avaient plus de légitimité dans le nouveau format "News-Talk". Pour RMC, c'est "le quatrième plan social en dix ans". Un plan, qui s'est traduit par "une soixantaine de départs volontaires".

"Cela s'est fait dans la sérénité, sans conflit social", a assuré Alain Weill, ancien patron de NRJ qui a aujourd'hui le titre d'administrateur délégué de RMC. A terme "le nouvel RMC", dont la Principauté de Monaco détient toujours 17%, aura 115 salariés, dont une cinquantaine à Monaco (où se fait l'information nationale), une trentaine à Paris et une trentaine en région. Pour alimenter les rendez-vous d'information toutes les 15 minutes, la station recrute actuellement une trentaine de journalistes.

Avec 134 fréquences pour un bassin de 32 millions d'auditeurs, RMC entend bien jouer dans la cour des grands, avec "une stratégie de reconquête au Sud et de conquête au Nord". Surtout, la radio compte exploiter la réserve d'auditeurs de l'Ile-de-France, en offrant aux 12 millions d'habitants des services comme l'info trafic. Sur RMC, promet Alain Weill, l'interactivité, un concept très à la mode, sera partout en donnant constamment la parole aux auditeurs. "Chez nous, il n'y a pas de ghetto, pas de sanctuaire, avec des tranches de chronique politique et économique qui s'empilent les unes sur les autres. On veut être hyper réactif. Par exemple, on parlera du quartier du Sentier, à l'occasion de la sortie du film La vérité, si je mens 2", a précisé Fabrice Lundy, directeur de la rédaction.

Autour des rendez-vous d'information, "les talks" ouvrent l'antenne aux auditeurs, spécialistes ou invités, comme le fait déjà Europe 1. La matinée, de 10 heures à midi, l'antenne est confiée à Christian Spitz, alias "le Doc", qui dialogue avec les auditeurs sur des thèmes ancrés dans la vie quotidienne. C'est la seule signature recrutée pour le moment par Alain Weill. Autre théme abordé de 12h55 à 14h, "la bourse facile", suivie d'une émission-débat sur la consommation entre 14h et 16h. Place ensuite jusqu'à 18H00 au "talk le plus controversé de la radio", dont l'animateur n'a pas été dévoilé. "RMC Sport" prendra le relais de 18h45 à 21h00.

Le week-end, c'est Alexandre Delperier, venu de M6 et ancien journaliste sportif, qui assurera cette rubrique. RMC entend également jouer la carte de la proximité, en multipliant les décrochages locaux. A partir du 20 février se mettra en place un décrochage local pour les Parisiens et Franciliens, qui sera étendu à une dizaine de villes cette année, a précisé Franck Lanoux, directeur délégué chargé de la stratégie et des programes.
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