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Jeudi 21 Février 2008 à 00:00

Alain de Pouzilhac, un publicitaire passé à l'information

Alain de Pouzilhac, le PDG de France 24 nommé par Nicolas Sarkozy pour présider la future holding de l'audiovisuel extérieur public, a fait toute sa carrière dans la publicité avant son arrivée à la tête de la chaîne française d'information internationale.

En décembre dernier, intervenant à l'occasion du premier anniversaire de France 24, Alain de Pouzilhac avait dit être favorable à la réforme de l'audiovisuel public extérieur, la jugeant "très utile", "nécessaire" et même "indispensable". "Quand on me parle de mettre ensemble des marques et qu'on ne se préoccupe pas des différentes cultures d'entreprise de ces marques (France 24, TV5 Monde, RFI, ndlr), je dis: attention", avait-il cependant averti. "Prenez en compte les différentes cultures d'entreprise", avait-il ajouté, à l'intention des pouvoirs publics.

Issu d'une famille aristocratique désargentée, cet homme expansif et volontiers séducteur, âgé de 62 ans, aime à se qualifier d'autodidacte parce qu'il n'a pour tout diplôme que le bac. D'abord assistant de publicité chez Publicis Conseil en 1969, il passe l'année suivante chef de publicité dans la filiale française du groupe américain DDB. Clin d'oeil de l'histoire, Alain de Pouzilhac y fait connaissance de celui qui lancera une trentaine d'années plus tard les premières bases de la structure de France 24, Bernard Brochand, alors patron de l'agence américaine.

Ce publicitaire, devenu député-maire UMP de Cannes, a en effet été chargé en 2003 par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin de piloter l'étude finalement retenue sur la future chaîne. C'est lui qui a ainsi préconisé une association à parts égales entre France Télévisions et TF1.

En 1975, Bernard Brochand, qui a rejoint le groupe Havas Conseil, fait venir ce jeune collaborateur. Les deux hommes vont travailler ensemble une quinzaine d'années au cours desquelles Alain de Pouzilhac gravit les échelons de la direction d'Eurocom en 1989 à celle d'Euro-RSCG devenu en 2002 Havas, qui s'est hissé sous sa direction au sixième rang mondial.

Comme tous les acteurs du secteur, Havas a pâti du ralentissement du marché mondial de la publicité après l'explosion de la "bulle internet". Plan de restructuration et gestion drastique des coûts permettent au patron d'Havas de redresser la barre à l'automne 2004. C'est dans cet environnement qu'il accueille avec satisfaction en juillet l'arrivée à son capital de Vincent Bolloré, un appui nécessaire à sa croissance. Mais Pouzilhac déchante vite. Devant le silence de Vincent Bolloré sur ses intentions, le PDG d'Havas bloque son entrée au conseil d'administration.

Peine perdue, Vincent Bolloré parvient à retourner la situation en sa faveur et, à l'assemblée générale début juin, obtient 4 sièges au conseil d'administration. Le 21 juin 2005, après 30 ans passés au sein du groupe, Alain de Pouzilhac est démis de ses fonctions. Depuis, plusieurs litiges opposent l'ancien PDG et son ancien employeur devant les tribunaux.

En décembre 2005, M. de Pouzilhac entamait une nouvelle vie, aux commandes du directoire de la future Chaîne française d'information internationale (CFII) qui allait devenir France 24, un projet porté par le président de l'époque, Jacques Chirac, et qui commence à émettre fin 2006.

Un an après le lancement de la chaîne, Alain de Pouzilhac estimait que France 24 avait rempli sa mission: "couvrir l'actualité internationale avec un regard français et véhiculer partout dans le monde les valeurs de la France".
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