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Jeudi 28 Février 2008 à 00:00

TV : la commission Copé, champ de bataille d'intérêts contradictoires

Disposant de multiples compétences et "ouverte à tous", la commission Copé pour "une nouvelle télévision publique" sans publicité, qui a commencé mercredi ses travaux, s'annonce comme le champ de bataille d'intérêts contradictoires.

"La télé déchaîne les passions", a constaté le président de la commission Jean-François Copé (UMP), lors de la conférence de presse qui a suivi la première séance de travail des 16 parlementaires et 17 professionnels qui la composent. Reprenant les termes de la lettre de mission du président Nicolas Sarkozy, M. Copé ambitionne de "refonder le modèle de la télévision publique" pour les dix prochaines années, qu'il s'agisse du contenu des programmes, du modèle économique, de son développement à l'ère de l'internet et du téléphone mobile, et de son mode de gestion.

Confronté aux critiques qui se sont élevées, dès l'installation de la commission, dans certains milieux politique, syndicaux ou professionnels, Jean-François Copé assure que sa commission est "ouverte à tous", prête à accueillir toute contribution d'où qu'elle vienne. D'abord hostiles à une commission présidée par le leader du groupe des députés UMP à l'Assemblée nationale, quatre parlementaires socialistes ont rejoint ses rangs in extremis. Même si la liste des membres de la commission est désormais close, l'intersyndicale de l'audiovisuel public continue à demander qu'elle soit ouverte "à des journalistes, réalisateurs et des personnels techniques et administratifs de la radio-télévision publique". Car rares sont les points d'accord sur l'audiovisuel public du futur.

Une bataille de chiffres a déjà commencé sur les pertes que va entraîner la suppression de la publicité, y compris en 2008. France Télévisions parle d'1,2 milliard d'euros. Les groupes privés minimisent. Selon Jean-François Copé, la commission fera sa propre évaluation. Le conseil d'administration extraordinaire de France Télévisions, qui s'est réuni mercredi pour étudier les perspectives financières du groupe, a examiné à cette occasion une lettre signée des trois ministres de tutelle qui promet une compensation, à l'euro près, des pertes constatées en 2008, mais demande en contrepartie des "efforts de gestion".

Le CA est allé dans ce sens en s'engageant à prendre des "mesures de gestion de précaution" dans le cadre de ses négociations avec l'Etat, a indiqué la direction. Ces mesures consisteront à "différer" les dépenses d'investissement les plus lourdes pour 2008 mais ne concerneront "ni les programmes, ni l'organisation interne de l'entreprise", selon la même source. Mais l'intersyndicale, reçue par Jean-François Coppé, y voit le risque d'"un plan social". "M. Copé nous a dit qu'il y avait certainement des économies à faire à France Télévisions dans les services généraux, dans les services de la paie. Tout cela est inquiétant", a déclaré Jean-François Téaldi, l'un des porte-parole de l'intersyndicale.

Une autre bataille s'annonce sur le mode de financement. Les professionnels, reconnaît Jean-François Copé, sont en général favorables à une augmentation de la redevance (actuellement de 116 euros/an), ainsi que certains syndicats de l'audiovisuel public. Les parlementaires, au nom de leurs électeurs, y sont plutôt hostiles. Les autres pistes suggérées par le gouvernement (nouvelles taxes imposées aux opérateurs de télécommunications ou aux fournisseurs d'accès internet) sont critiquées par les industriels concernés. Selon Martin Bouygues, PDG du groupe diversifié, actionnaire de TF1, "la France est déjà le pays le plus taxé du monde".
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