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Lundi 10 Mars 2008 à 00:00

Le lancement de l'ATV ouvre une nouvelle porte sur l'espace pour l'Europe

Le lancement du ravitailleur européen ATV dimanche vers la Station spatiale internationale à l'aide d'une fusée Ariane 5, un mois après l'amarrage à l'ISS de son laboratoire Columbus, ouvre une nouvelle ère dans l'accès de l'Europe à l'espace.

"Une page totalement nouvelle s'ouvre dans l'histoire de l'Agence spatiale européenne" (Esa), a souligné son directeur général, Jean-Jacques Dordain, au centre spatial guyanais de Kourou, désormais troisième "port" pour des liaisons avec l'ISS, après Cap Canaveral aux Etats-Unis et Baïkonour au Khazakstan. Avec Columbus, les chercheurs européens disposaient d'un laboratoire spatial leur permettant des expérimentations de longue durée en microgravité. Avec le lancement de l'ATV dimanche, l'Europe a fait la preuve qu'elle possédait également un accès tout européen - lanceur et véhicule - à la Station.

L'ATV (Automated Transfer Vehicle), dont le premier exemplaire a été baptisé Jules Verne, est un véhicule de 20 tonnes destiné à ravitailler l'ISS en eau, ergols, vivres et matériel scientifique, et à rehausser son orbite. Chargé ensuite des déchets de la Station, il sera à la fin de sa mission de six mois précipité dans l'atmosphère, où il se désintègrera. Il s'agit, a rappelé le président du Centre national d'études spatiales (Cnes), Yannick d'Escatha, du "plus important et du plus complexe des programmes réalisés par l'Esa".

Ce "camion de l'espace", construit par Astrium Space Transportation, est un cylindre de 10,3 m de long et 4,5 m de diamètre capable d'emporter 9 tonnes de cargaison, soit soit trois fois plus que les actuels ravitailleurs russes Progress. Mais aussi, il va permettre à l'Europe d'effectuer pour la première fois un rendez-vous spatial automatisé, avec un amarrage à l'ISS le 3 avril sans intervention humaine: un banc d'essai "pour de futurs vols spatiaux humains et pour des missions de retour d'échantillons" de Mars, s'est félicité Jean-Jacques Dordain.

L'ATV, participation de l'Europe à l'ISS en contrepartie de son droit à un laboratoire spatial installé à demeure, Columbus, représente ainsi "une aventure contribuant directement à l'aventure des vols spatiaux habités", a insisté pour sa part Jean-Yves Le Gall, président d'Arianespace. L'avenir des vols habités européens est en effet désormais confortée jusqu'à la fin de l'exploitation de l'ISS, avant 2020. Le spationaute français Léopold Eyharts installe actuellement le laboratoire Columbus, où commenceront les expérimentations dans les mois qui viennent. Et "10 ans de recherches en microgravité apporteront un progrès scientifique", a assuré Jean-Jacques Dordain.

Déjà, les succès de Columbus et du lancement de l'ATV projettent les regards vers l'avenir, l'après-ISS. Pour François Auque, PDG d'Astrium, "il faut trouver des motivations pour relancer les dépenses en faveur de l'espace, et une des meilleures, ce sont les vols habités". Le directeur général de l'Esa se déclare de son côté sûr qu'il y aura un jour - "Je ne sais pas quand" - un système de transport d'équipages européen, car "l'Europe ne pourra pas toujours dépendre des autres pour son accès à l'espace". "Nous devons garder la capacité industrielle" pour le réaliser, affirme-t-il.

Pour Yannick d'Escatha, l'avenir des vols habités ne fait aucun doute : "L'Homme a exploré, explore, et explorera le milieu qui est le sien, et aujourd'hui, l'espace est son milieu".
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