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Dimanche 9 Mars 2008 à 00:00

France 2 sauve sa soirée électorale in extremis

La chaîne publique France 2 a sauvé in extremis sa soirée électorale, menacée pendant toute la journée de dimanche par un mouvement de grève d'une partie des techniciens à l'appel de la CGC.

Lors d'une assemblée générale, les salariés grévistes ont finalement opté pour le maintien de cette soirée "Municipales 2008" qui a pu débuter normalement à 19H00, a indiqué la direction de France Télévisions. Pourtant, une heure plus tôt, lors d'un premier vote en assemblée générale, les grévistes avaient décidé que la soirée électorale n'aurait pas lieu, comme cela avait été le cas dimanche pour le journal télévisé de 13h. Mais des "contacts" entre la direction de France 2 et les grévistes du SNPCA (Syndicat national des personnels de la communication et de l'audiovisuel)-CGC de France 2 ont permis de débloquer les choses, a expliqué la direction du groupe.

"Cette soirée électorale est en grande partie réalisée par des techniciens qui sont en grève" pour protester contre les projets de réforme interne à France Télévisions, a expliqué la présentatrice Elise Lucet en lançant la soirée électorale. "Mais ces techniciens grévistes ont malgré tout décidé d'assurer l'antenne pour respecter la mission de service public de France 2 et par respect des téléspectateurs", a-t-elle ajouté. La direction de France Télévisions a salué dans un communiqué "le sens des responsabilités des salariés qui permet au groupe public de proposer deux grandes soirées électorales sur France 2 et France 3".

"Conformément à l'engagement pris" lors des négociations entre la direction de France Télévisions et la CGC dimanche après-midi, le président du groupe Patrick de Carolis recevra la semaine prochaine "l'ensemble des organisations syndicales représentatives au niveau du groupe", ajoute le communiqué. L'action menée par la CGC avait été jugée "surréaliste" par Jean-François Téaldi, secrétaire général du SNJ-CGT de France Télévisions, dimanche après-midi. "Il est scandaleux que dans le contexte actuel où se joue la pérennité du service public de l'audiovisuel, un syndicat ultra minoritaire soit en capacité de mettre en l'air une soirée électorale", avait estimé M. Téaldi.

La CGC réclame des concessions de la direction sur la réforme annoncée par France Télévisions pour dégager des synergies entre les différentes entités du groupe. En décembre, Patrick de Carolis a lancé huit chantiers pour "moderniser et harmoniser" le groupe public et dégager "quelques dizaines de millions d'euros" d'économies. La CGC demande à la direction qu'elle s'engage à ce qu'il n'y ait "pas de transferts de personnel" vers la holding et qu'il y ait un maintien des conventions collectives des salariés. Dimanche, la direction n'a pas accepté de s'engager sur ces points lors des négociations avec la CGC, a indiqué Jean-Jacques Cordival, secrétaire général de la CGC audiovisuel, en le regrettant.

L'action du syndicat ne vise pas la réforme du financement de l'audiovisuel public, lancée par le président Nicolas Sarkozy au début de l'année, a-t-il précisé. PARIS, 9 mars 2008 (AFP) - La chaîne publique France 2 a sauvé in extremis sa soirée électorale, menacée pendant toute la journée de dimanche par un mouvement de grève d'une partie des techniciens à l'appel de la CGC. Lors d'une assemblée générale, les salariés grévistes ont finalement opté pour le maintien de cette soirée "Municipales 2008" qui a pu débuter normalement à 19H00, a indiqué la direction de France Télévisions.

Pourtant, une heure plus tôt, lors d'un premier vote en assemblée générale, les grévistes avaient décidé que la soirée électorale n'aurait pas lieu, comme cela avait été le cas dimanche pour le journal télévisé de 13h. Mais des "contacts" entre la direction de France 2 et les grévistes du SNPCA (Syndicat national des personnels de la communication et de l'audiovisuel)-CGC de France 2 ont permis de débloquer les choses, a expliqué la direction du groupe.

"Cette soirée électorale est en grande partie réalisée par des techniciens qui sont en grève" pour protester contre les projets de réforme interne à France Télévisions, a expliqué la présentatrice Elise Lucet en lançant la soirée électorale. "Mais ces techniciens grévistes ont malgré tout décidé d'assurer l'antenne pour respecter la mission de service public de France 2 et par respect des téléspectateurs", a-t-elle ajouté. La direction de France Télévisions a salué dans un communiqué "le sens des responsabilités des salariés qui permet au groupe public de proposer deux grandes soirées électorales sur France 2 et France 3".

"Conformément à l'engagement pris" lors des négociations entre la direction de France Télévisions et la CGC dimanche après-midi, le président du groupe Patrick de Carolis recevra la semaine prochaine "l'ensemble des organisations syndicales représentatives au niveau du groupe", ajoute le communiqué. L'action menée par la CGC avait été jugée "surréaliste" par Jean-François Téaldi, secrétaire général du SNJ-CGT de France Télévisions, dimanche après-midi. "Il est scandaleux que dans le contexte actuel où se joue la pérennité du service public de l'audiovisuel, un syndicat ultra minoritaire soit en capacité de mettre en l'air une soirée électorale", avait estimé M. Téaldi.

La CGC réclame des concessions de la direction sur la réforme annoncée par France Télévisions pour dégager des synergies entre les différentes entités du groupe. En décembre, Patrick de Carolis a lancé huit chantiers pour "moderniser et harmoniser" le groupe public et dégager "quelques dizaines de millions d'euros" d'économies. La CGC demande à la direction qu'elle s'engage à ce qu'il n'y ait "pas de transferts de personnel" vers la holding et qu'il y ait un maintien des conventions collectives des salariés.

Dimanche, la direction n'a pas accepté de s'engager sur ces points lors des négociations avec la CGC, a indiqué Jean-Jacques Cordival, secrétaire général de la CGC audiovisuel, en le regrettant. L'action du syndicat ne vise pas la réforme du financement de l'audiovisuel public, lancée par le président Nicolas Sarkozy au début de l'année, a-t-il précisé.
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