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Vendredi 28 Mars 2008 à 00:00

Le chantier de la radio numérique en France se concrétise

Le déploiement de la radio numérique en France, annoncée depuis longtemps, est entré jeudi dans une phase concrète avec l'appel à candidatures du CSA, qui devrait permettre à ce nouveau média de voir le jour début 2009 pour remplacer, à terme, la radio analogique.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a lancé un premier appel à candidatures pour attribuer les canaux à toutes les radios existantes, ainsi qu'à de nouveaux services. "La radio est le dernier média qui n'est pas numérisé. Le numérique devrait lui redonner sa jeunesse, sa liberté de ton et de mouvement", a déclaré lors d'une conférence de presse Rachid Arhab, en charge du dossier à la haute autorité audiovisuelle. Les radios doivent déposer leur dossier avant le 16 juin, pour être en mesure d'émettre début 2009.

Concrétisation d'un chantier entamé en 2005, cet appel va permettre à 30% de la population de bénéficier de ce nouveau média, dans 19 grandes agglomérations. Un second appel à candidatures sera lancé avant la fin 2008 et viendra compléter la couverture, avec environ 10% de population supplémentaire. Ecoutée par 83% des Français, la radio est un média de masse mais son offre reste limitée : 20 radios en moyenne sur l'ensemble du territoire et même moins de 10 stations pour un tiers de la population.

"La radio numérique permettra à chaque Français de bénéficier d'une offre élargie et d'une diffusion réellement nationale des grandes stations, dont la couverture ne dépasse pas actuellement 75% du territoire", a souligné M. Arhab. Le coup d'envoi du déploiement de la radio numérique a été donné le 5 décembre 2007, lorsque le gouvernement a adopté une norme de compression unique, la norme T-DMB (Terrestrial digital multimedia broadcasting). Elle permet de convertir le signal analogique en signal numérique, assurant une meilleure qualité d'écoute et permettant notamment d'associer aux données sonores de données visuelles (titres de la chanson en cours, etc.).

Conformément à la loi, la couverture numérique reproduira au minimum le paysage radiophonique actuel, c'est-à-dire que toutes les radios émettant actuellement sur la bande FM seront prioritaires et automatiquement numérisées. Mais elle permettra également d'aller au-delà, avec de nouveaux services. La plupart des grands opérateurs seront candidats, à l'instar d'Europe 1, qui va également déposer un dossier pour sa nouvelle radio francilienne Europe 1 Sport.

Le CSA a promis que les petites radios de proximité ne seraient "pas laissées pour compte". Comme pour la télévision numérique terrestre, le CSA a retenu des canaux multiplex, c'est-à-dire que plusieurs services pourront exister sur un même émetteur. Un nombre minimum de services de radio, entre 35 et 44, sera attribué à chaque zone: Bordeaux, Le Mans, Rouen, Clermont-Ferrand, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Metz, Nancy, Strasbourg, Tours, Angers, Brest, Nantes, Rennes et Toulouse. Paris, qui a 54 fréquences FM, aura 62 canaux.

La numérisation représente un enjeu industriel de taille car les auditeurs devront s'équiper de matériel adéquat. Cela entraînera de fait une coexistence "assez longue" entre la FM analogique et le numérique, a expliqué le conseiller Alain Méar. Car contrairement à la télévision, il n'y a pas de date butoir pour l'extinction du signal analogique radiophonique.

"La radio numérique ne va pas débarquer demain dans les foyers. Et si les Français achètent une radio numérique l'année prochaine, ils ne seront pas obligés de mettre leurs transistors à la poubelle", a résumé Rachid Arhab.
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