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Mardi 27 Mai 2008 à 00:00

Dividende numérique: l'ouverture aux télécoms plus créateur de richesse

Le partage, entre acteurs audiovisuels et télécoms, des fréquences hertziennes qui seront libérées lors du basculement au numérique d'ici 2011, est plus créateur de richesse que l'allocation des fréquences au seul secteur audiovisuel, selon une étude publiée par l'Arcep.

L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) s'est déjà prononcée à plusieurs reprises en faveur de ce partage. A l'appui de cette position, l'Arcep rend publique vendredi une étude juridique et économique réalisée par les cabinets Analysys et Hogan et Harston sur le sujet. Celle-ci évalue deux scénarios, le premier étudiant l'hypothèse d'un partage des fréquences et le second celle d'une attribution de toutes les fréquences à l'audiovisuel.

Elle conclut que le partage du dividende numérique apporterait davantage de valeur à l'économie française que dans le second cas, à hauteur de plus de 25 milliards d'euros entre 2012 et 2024. Toujours selon cette étude, choisir le partage permettrait d'accroître le PIB de 7,1 milliards d'euros, soit 4,8 milliards d'euros de plus que dans le scénario "tout audiovisuel".

Dans le premier scénario, toutes les chaînes actuelles pourraient, par exemple, passer en haute définition, soit une quarantaine de chaînes couvrant 95% de la population. Il serait aussi possible d'en créer 10 autres. La télévision mobile personnelle (TMP) pourrait quant à elle couvrir 70% de la population. Mais surtout ce partage permettrait une couverture de 99% de la population en services de très haut débit Le second scénario permettrait la création d'un nombre encore plus important de chaînes en HD (celles-ci passeraient de 40 à 48), mais pourrait rendre leur rentabilité "incertaine".

De plus, souligne l'analyse, "plus un consommateur dispose d'un nombre important de chaînes, moins il attache d'importance à disposer de chaînes supplémentaires". Surtout la couverture en service très haut débit sans fil serait "fortement réduite". De son côté, Paul Champsaur, président de l'Arcep, a réaffirmé jeudi la position de l'Autorité.

"Pour que les réseaux très haut débit puissent être déployés sur l'ensemble du territoire, il est indispensable que leur soient allouées de nouvelles fréquences basses", a-t-il déclaré devant la commission parlementaire du dividende numérique.
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