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Mercredi 28 Mai 2008 à 00:00

Sarkozy annonce des Etats généraux pour des médias en difficultés

En annonçant l'organisation d'états généraux sans précédent sur la presse écrite, télévisée et radiophonique, Nicolas Sarkozy propose de mettre à plat les difficultés économiques d'un secteur disparate et en plein bouleversement technologique.

"La démocratie ne peut fonctionner avec une presse qui serait en permanence au bord du précipice économique", a déclaré mardi le président de la République sur RTL, annonçant la tenue d'Etats généraux de la presse pour cet automne. Il a cité pour la presse écrite des "problèmes de distribution" et pour les médias en général des problèmes de "diversification" et de "seuils", capitalistiques par exemple, auxquels sont soumis les acteurs du secteur.

M. Sarkozy s'est interrogé sur la possibilité de créer "des groupes multimédias". "Bref, je souhaite que nous puissions en parler, trouver des solutions et garantir ainsi l'indépendance de la presse et la diversité de l'opinion", a-t-il déclaré. La tenue de ces Etats généraux a été accueillie favorablement par plusieurs voix des médias. Côté presse écrite, le Syndicat de la presse quotidienne nationale se dit "favorable à un plan d'envergure qui permettrait à la presse de retrouver définitivement les sentiers de la croissance d'ici quatre ans", a indiqué à l'AFP Denis Bouchez, directeur du Syndicat.

La CGT de l'audiovisuel public s'est déclaré favorable à une réunion qui déboucherait sur "des orientations qui permettent le développement à la fois de la presse écrite d'opinion et de l'audiovisuel". La presse écrite, notamment les quotidiens payants, est en plein marasme, rappellent plusieurs analystes. Pour Patrick Le Floch, enseignant à Sciences Po Rennes et spécialiste de la presse, ces Etats généraux "apparaissent comme quelque chose de plutôt positif" car les entreprises "rencontrent de grosses difficultés structurelles à l'heure de la mutation vers l'internet".

La taille modeste des groupes de média en France (comparé à l'étranger) freine leur capacité à investir, note-t-il. "La concentration est devant nous plus que derrière nous parce qu'aujourd'hui pour résister, et surtout pour investir, il faut de vrais groupes multimédias", renchérit Jean-Clément Texier, expert médias. Et la concurrence vient désormais non plus de groupes multinationaux mais des grands agrégateurs que sont Google ou Yahoo.

"Nos champions ne sont que des nains. Nous n'avons que deux groupes de presse qui dépassent le milliard d'euros de chiffre d'affaires, Lagardère et Ouest France. Il faut tout mettre à plat pour créer les conditions de la modernité", ajoute-t-il, citant par exemple la levée du seuil limitant à 20% la présence d'un acteur non européen dans le capital d'un groupe média. Philippe Bailly, du cabinet NPA Conseil, estime que les limites aujourd'hui "sont moins dans les seuils que dans la pratique et les pouvoirs donnés aux autorités de régulation que sont le Conseil de la concurrence et le Conseil supérieur de l'audiovisuel".

Patrick Le Floch estime que ces Etats généraux pourraient être "utiles pour régler des problèmes de fond, relatifs à la distribution des journaux et à leur impression". Sans compter une remise à plat du système d'aides versées aux éditeurs des journaux. En matière de distribution des journaux --la France est notoirement sous-équipée dans ce domaine--, des efforts sont entrepris pour développer le portage à domicile et stopper la diminution des points de vente, avec un solde net en 2007, pour la première fois depuis des années, à 574 points de vente.
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