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Dimanche 1 Juin 2008 à 00:00

"10 jours sans écran": défi largement gagné par 250 élèves à Strasbourg

"Un taux de réussite excellent !": le directeur de l'école primaire du Ziegelwasser ne cache pas sa fierté en rendant compte de la performance de ses élèves qui ont su résister pendant 10 jours à la tyrannie de la télévision, des consoles de jeux et d'internet.

A mi-parcours, ces 250 enfants de 6 à 11 ans avaient engrangé plus de 90% des points pouvant être gagnés s'ils laissaient fermés tous les écrans, indique vendredi Serge Hygen, de l'institut strasbourgeois Eco-Conseil. Notant leurs activités au quotidien, chacun pouvait gagner de jusqu'à 5, voire 7 points par jour s'il parvenait à n'allumer aucun écran. Le nombre officiel de points gagnés par l'école au terme de l'opération "10 jours sans écran", une première en Europe, ne devait être dévoilé que vendredi soir, mais le plus important, c'est le défi qui a été gagné au niveau de l'enfant, de sa famille et de son quartier, estime le directeur Xavier Rémy.

"C'étaient dix jours intenses", décrit-il. "Des journées exceptionnelles", appuie sa collègue Cécile Zirn, enseignante dans une classe de CM1/CM2. La bataille menée contre l'"ennemi" fut rude et les protagonistes -- équipe éducative, familles, associations et enfants -- accusent un certain contre-coup après l'expérience. "Le plus dur, ça a été pour ma plus jeune, Géna, 6 ans, qui avait l'habitude de voir une série à 8H00 avant l'école", raconte Marie-France Pierson. "Maintenant, je n'allume plus la télé le matin, et c'est mieux: tous les enfants sont prêts à l'heure pour l'école!"

L'une des initiatives préférées Marie-France, c'est l'atelier de couture qu'elle a dirigé avec d'autres mamans. "On avait 30 à 40 enfants dans l'atelier, ça m'a plu, et ils m'ont demandé de continuer..." Des cours de cuisine proposés comme alternative aux écrans ont eu également un franc succès, ainsi qu'une sortie à vélo et une visite au... commissariat du quartier. Pour Cécile Zirn, la suppression de la télé a rendu les discussions en classe bien plus riches: "Au lieu de parler du film de la télé, les élèves avaient beaucoup d'autres choses à raconter, ils avaient fait chacun des tas de choses différentes !"

"Et les parents aussi ont redécouvert les discussions au bas de l'immeuble", se réjouit-elle, tandis que sa collègue Marie constate avec un grand sourire que "tous les tissus sociaux se renouent pour se substituer à la télévision". Autre bienfait de l'opération "sans écran": les heures de sommeil gagnées par certains enfants -- une minorité -- habitués à veiller tous les soirs jusqu'à 22H00 ou 23H00. "Je me sens tout bizarre ce matin, je me suis couché à 9H00 hier soir", a ainsi raconté un enfant à sa maîtresse.

La plupart étaient cependant plus nerveux pendant cette période d'abstinence, reconnaissent parents et enseignants. Mais peut-être étaient-ils excités par les médias venus de toute la France perturber leur univers ? ou peut-être était-ce la manifestation d'un certain manque ? "Les jeux vidéo sont un vrai défouloir pour quelques enfants", a constaté un enseignant, Emmanuel. "Certains ont comparé leur habitude de regarder la télé aux habitudes d'un fumeur", ajoute Mme Zirn.

D'ici fin juin, l'expérience pourra être analysée plus en profondeur grâce à un questionnaire distribué aux parents par Eco-Conseil, l'un des promoteurs du projet. L'aventure ne restera pas sans lendemain. Entre autres, les enfants vont très vite s'atteler à répondre aux quelque 400 lettres et cartes d'encouragement reçues de France et de l'étranger.
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