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Jeudi 5 Juin 2008 à 00:00

La commission Copé poursuit ses travaux malgré le départ de la gauche

La commission Copé chargée de réflechir à une télévision publique sans publicité a poursuivi ses travaux mercredi, malgré le départ des parlementaires de gauche, en proposant une nouvelle structure pour la confection des programmes au sein du groupe France Télévisions.

Les six parlementaires socialistes et communistes de la commission Copé ont officialisé mercredi leur départ de celle-ci, déplorant que "les arbitrages aient déjà été rendus" par le président Sarkozy. Selon le député socialiste Michel Françaix, "les dés sont pipés. (...) La commission pourra faire les plus belles recommandations du monde, mais les arbitrages sont déjà rendus".

Les démissionnaires reprochent au président Sarkozy d'avoir refusé par avance toute augmentation de la redevance (actuellement 116 euros/an), une proposition qui figurait dans l'éventail des propositions de la commission pour le financement sans publicité de France Télévisions. Le groupe public sera privé progressivement de publicité à partir de 2009, selon le souhait de M. Sarkozy.

Les démissionnaires reprochent aussi à Jean-François Copé d'avoir plaidé pour une deuxième coupure publicitaire sur les chaînes privées. Tout en "regrettant" ces départs, Jean-François Copé en a minimisé la portée, estimant devant la presse que le PS cherchait un prétexte pour demander à ses membres de quitter la commission. Le syndicat de journalistes SNJ de France Télévisions s'est étonné de son côté du choix des producteurs de rester dans la commission Copé, estimant que celle-ci "avait servi d'alibi" pendant que les choses se règlaient "en coulisses".

Sur le plan des contenus, Jean-François Copé -- qui a redit par ailleurs être favorable à une simple indexation de la redevance sur l'inflation -- s'est déclaré partisan d'une révision "à la hausse" des décrets Tasca qui fixent le niveau d'investissement des chaînes dans la production d'oeuvres françaises et européennes en fonction de leurs revenus.

Concernant la future organisation de France Télévisions, "l'idée est d'éditorialiser les programmes, de créer des unités de programmes pour la fiction, le cinéma, la culture, le documentaire, la jeunesse", dit-il. Il peut y avoir, entre les chaînes, "des synergies, des passerelles, la fédération de certains moyens techniques", déclare-t-il. Il faut aussi "croiser les politiques éditoriales entre les unités de programmes et les chaînes, pour éviter la situation actuelle dans laquelle personne ne se parle, y compris au niveau des rédactions".

La question de France 3 sera abordée à part. "Est-ce qu'aujourd'hui on a le meilleur modèle de télévision par rapport aux régions, est-ce que l'échelle territoriale est la bonne ?", s'interroge le président du groupe UMP. Le projet conservera cependant l'"identité" des chaînes actuelles, notamment France 2, "chaîne fédératrice", France 3, chaîne des régions, France 4, "jeunesse et innovation", et France 5, chaîne du "savoir", de la "découverte" et du "décryptage".

La remise du rapport au président Sarkozy reste prévue le 25 juin et le projet de loi sur l'audiovisuel public sera déposé à l'automne.
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