Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Lundi 16 Juin 2008 à 00:00

2007, "année noire" pour la fiction française, selon l'APA

L'année 2007 a été une "année noire", "une année terrible" pour la fiction française, a indiqué Jean-François Boyer, président de l'association pour la promotion de l'audiovisuel (APA), qui publie son "baromètre annuel de la création TV".

Selon ce baromètre, réalisé par l'agence NPA Conseil et publié pour la cinquième année consécutive, il y a eu en 2007 une "explosion de la fiction américaine dans les cent émissions les plus regardées en France". Avec 48 fictions américaines contre 12 fictions françaises dans les cent premières audiences en 2007, "c'est une véritable invasion de la série américaine dans les chaînes hertziennes" en première partie de soirée, note Jean-François Boyer. La diffusion de fiction française inédite sur les chaînes historiques est restée quasi stable en 2007 par rapport à 2006.

TF1 et M6 ont augmenté leur volume de diffusion, tandis que France Télévisions est en léger recul. D'autre part, le volume de fiction bénéficiant de l'aide de l'Etat a poursuivi son recul amorcé en 2006. Par ailleurs les investissements de France 2 et M6 ont baissé. Le public français, qui aimait la fiction française, "s'est mis à aimer les codes d'écriture des séries américaines, avec ses séries de 52 minutes et un rythme plus soutenu", souligne Jean-François Boyer.

Selon l'étude de NPA, la série de 52 minutes s'impose sur les écrans français et l'écart se creuse avec les unitaires et les séries à épisode de 90 minutes. Même constat pour le documentaire. "Les chiffres sont pas bons, il y a une baise tendancielle et régulière du nombre de documentaires commandées par les chaînes", alors que le documentaire français est la "deuxième industrie au monde" après l'industrie britannique, assure Jean-François Boyer.

Selon NBA Conseil, on constate une "baisse régulière du volume de production aidée de documentaires depuis cinq ans, tandis que la plupart des chaînes voient leur investissement dans la production de documentaire baisser. Il y a un "vrai problème de financement des oeuvres", souligne Jean-François Boyer.

Selon lui, l'annonce de la suppression de la publicité sur le service public a ouvert "une période d'incertitude" et placé les diffuseurs, les scénaristes, les réalisateurs et les producteurs "en plein désarroi". "Une seule série française de prime time qui cartonne" suffirait, estime-t-il, pour redresser la situation.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution