Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Jeudi 19 Juin 2008 à 00:00

La commission Copé boucle son rapport, grève dans l'audiovisuel public

La commission Copé a proposé mercredi au président Sarkozy plusieurs taxes pour compenser l'arrêt de la publicité sur la télévision publique, ainsi qu'une indexation de la redevance, sur fond de grève et de manifestations des salariés inquiets pour leur avenir.

La commission Copé, chargée de réfléchir à l'avenir de la télévision publique sans publicité, a tenu mercredi matin son ultime réunion, une semaine avant de remettre ses conclusions au président de la République. Elle proposera finalement un seul scénario de financement, alors que son rapport d'étape en évoquait trois.

La commission propose ainsi une taxe de 0,5% sur le chiffre d'affaires des opérateurs internet et de téléphonie mobile (soit 210 millions d'euros), une taxe sur les fréquences radio-électriques (100 millions), une taxe sur les recettes publicitaires supplémentaires des télévisions privées (pour 80 millions), a précisé Jean-François Copé.

La commission Copé recommande par ailleurs d'indexer sur l'inflation la redevance, actuellement à 116 euros. Elle propose d'assujettir à la redevance les propriétaires d'un ordinateur ou d'un téléphone portable permettant de voir la télévision, étant entendu qu'un foyer ne paierait la redevance qu'une seule fois quel que soit le nombre de récepteurs dont il dispose.

Concernant France 3, la commission maintient sa proposition de réorganiser la chaîne autour de sept pôles régionaux, au lieu de treize actuellement, afin de "regrouper les moyens, sans suppression de postes". En revanche, M. Copé repousse à plus tard une évolution vers un réseau de chaînes régionales avec un décrochage national.

Les salariés de France 3 ont été les plus mobilisés dans la grève de 24 heures qui a perturbé l'audiovisuel public, la deuxième depuis l'annonce surprise par Nicolas Sarkozy, le 8 janvier, de la suppression de la publicité sur l'audiovisuel public. Dans l'après-midi, le pourcentage de grévistes a atteint 50%, selon la direction de France 3, contre "un peu plus de 40%" pour l'ensemble de France Télévisions, selon la direction.

Les salariés de France 3 étaient d'ailleurs très présents dans la manifestation qui a réuni à Paris plusieurs milliers de salariés de l'audiovisuel public (4.000 selon les organisateurs, 2.000 selon la police), notamment ceux de France Télévisions, Radio France, RFI, l'INA et TV5Monde. "On ne veut pas écoper", annonçait une pancarte en référence à Jean-François Copé. Pour la plupart des orateurs, qui s'exprimaient au nom des syndicats appelant à la manifestation, Nicolas Sarkozy n'a qu'un but: "sacrifier le service public au profit des chaînes privées".

En régions, des salariés de France 3 Alsace ont symboliquement "enterré" leur antenne à Strasbourg. A Toulouse, des banderoles ("France 3, ma télé assassinée", "France 3, Sarkozy m'a tuer") ont été déployées sur des ponts de la rocade. A Brest, des salariés ont organisé "un tour de France... 3", une dizaine de cyclistes ayant revêtu des maillots aux couleurs des différentes chaînes de télévision. TF1 et M6 ont couru en tête et les télévisions publiques en queue, a raconté un syndicaliste.

Les programmes de l'audiovisuel public ont été perturbés par la grève. Sur France 3, les rendez-vous d'information de la soirée devaient être remplacés par des "tout images". A Radio France, il y avait dans l'après-midi plus de 19% de grévistes, selon la direction. L'ensemble des antennes étaient perturbées. De même pour les programmes de RFI, avec 30% de grévistes selon la direction. L'INA comptait de son côté entre 10 et 15% de grévistes.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution