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Mardi 1 Juillet 2008 à 00:00

Nervosité à Hollywood à l'approche de l'expiration du contrat des acteurs

Le secteur américain du cinéma et de la télévision retient son souffle à l'approche de l'expiration du contrat liant les syndicats d'acteurs aux producteurs lundi soir, qui laisse planer la menace d'une nouvelle grève à Hollywood, quelques mois après celle des scénaristes.

Les négociations sur les termes d'un nouveau contrat triennal entre le principal syndicat d'acteurs "Screen Actors Guild" (SAG) et l'Alliance des producteurs de cinéma et de télévision (AMPTP), le patronat de Hollywood, n'ont enregistré aucun progrès ces dernières semaines et semblent dans l'impasse. La presse spécialisée de la capitale américaine de l'audiovisuel a affirmé que la plupart des grands studios de cinéma s'étaient préparés à cesser de tourner des films lundi, tandis que les télévisions devraient continuer à accumuler des heures de programmes en cas de grève.

Toutefois, ni le SAG, le plus important syndicat d'acteurs avec 120.000 membres, ni l'AFTRA, une autre organisation professionnelle fédérant 70.000 comédiens, n'ont déposé de préavis de grève. Tous deux se sont dits prêts à négocier pendant le mois de juillet. La situation est compliquée par le fait que les deux syndicats se sont récemment opposés sur la question du contrat, l'AFTRA ayant donné son feu vert à une version proposée par l'AMPTP, tandis que le SAG la rejetait.

Les dirigeants du SAG affirment que l'AFTRA a fragilisé leur capacité de négociation et ont demandé à 44.000 de leurs membres qui font aussi partie de l'AFTRA de ne pas ratifier le texte. Cette discorde syndicale a eu pour effet de monter des acteurs les uns contre les autres: Tom Hanks, Kevin Spacey et Alec Baldwin se sont prononcés pour la position de l'AFTRA tandis que Jack Nicholson et Ben Stiller se sont rangés derrière le SAG. Jeudi, George Clooney a appelé les deux organisations à l'unité, affirmant que les divisions ne faisaient que renforcer la position du patronat.

Le SAG réclame une hausse des salaires pour les acteurs touchant des salaires moyens de moins de 100.000 dollars par an, et veut davantage de dividendes des ventes de DVD et d'oeuvres exploitées sur l'internet. Mais les studios ont accusé le SAG de manque de réalisme et l'a encouragé à conclure un accord similaire à celui qu'ils avaient scellé plus tôt cette année avec les scénaristes et les réalisateurs. Pour Janet Wasko, auteur de livres sur les coulisses de Hollywood, les studios pourraient sans problème supporter une grève des acteurs.

"Le secteur peut résister à cela parce que (les studios) font partie de gros conglomérats" d'entreprises, a-t-elle dit à l'AFP. "Mais on dirait qu'à chaque fois que de nouvelles technologies apparaissent, il y a des conflits. En définitive, ils vont gagner de l'argent grâce à ces nouveaux canaux, mais les producteurs renâclent toujours à partager", a-t-elle remarqué. L'impasse des négociations a déjà conduit certains studios à prendre des mesures préventives. Sony Pictures, par exemple, s'est arrangé pour terminer le tournage de la suite de "Da Vinci Code", "Angels and demons", avant fin juin en Europe.

Dans le même temps, les acteurs se préparent à la possibilité d'une nouvelle grève paralysant tout le secteur, après celle des scénaristes l'hiver dernier. Elle avait duré 100 jours et son coût avait été évalué a posteriori à plus de 2 milliards de dollars. "Je pense que pas mal d'acteurs sont un peu terrorisés", a affirmé l'actrice Sandra Dee Ferguson au Wall Street Journal. "L'année dernière a été vraiment difficile pour beaucoup de monde et je ressens une peur panique dans la profession", a-t-elle dit.
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