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Samedi 9 Août 2008 à 00:00

Ligue 1 - Un nouveau paysage audiovisuel

Le paysage audiovisuel de la Ligue 1 a été quelque peu bouleversé en février à l'issue d'un appel d'offres remporté par Canal+ et Orange qui se partagent désormais les droits télévisuels jusqu'en 2012, permettant surtout à la Ligue de football professionnel (LFP) de préserver son pactole.

Même si la LFP n'est pas parvenu à augmenter considérablement ses recettes dans ce secteur, l'essentiel a été sauvegardé par son président Frédéric Thiriez qui jouait gros lors de cette négociation. La LFP, qui percevait 653 millions d'euros par saison, a réussi à porter le montant total des droits à 668 millions d'euros dans un contexte pourtant assez défavorable après la fusion des deux bouquets satellitaires C+ et TPS. La bataille de poker menteur a pourtant été rude entre d'un côté les dirigeants du football français, persuadés comme Jean-Michel Aulas que la L1 vaut "au minimum 750 millions d'euros", et les responsables de Canal+, bien décidés à diminuer le montant de leurs dépenses liées au ballon rond.

Lutte devant les tribunaux

Les contraintes financières imposées par l'actionnaire, Vivendi, la baisse
du niveau d'un championnat de France dominé depuis sept saisons par Lyon, la
pénurie de buts, le manque de compétitivité des clubs français sur la scène
européenne et leur incapacité à retenir leurs principales vedettes, ont ainsi
été des thèmes maintes fois martelés par les dirigeants de la chaîne cryptée.
Mais la lutte s'est également déroulée devant les tribunaux. C+ a ainsi
contesté devant le Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI) l'architecture
de l'appel d'offres, divisé en douze lots, et saisi le Conseil d'Etat pour
s'opposer à la possibilité offerte à la Ligue de produire elle-même les images
de la L1.
A l'issue de l'appel d'offres, la chaîne a pourtant réussi à avoir gain de
cause et à conserver la quasi-totalité de son produit (le grand match du
dimanche, le paiement à la séance, les 4 multiplex et les trois magazines du
samedi, dimanche et lundi) pour moins cher (465 millions d'euros).

Thiriez, le grand gagnant

Orange (droits mobiles, le grand match du samedi, la vidéo à la demande),
qui a déboursé 203 millions d'euros, a, de son côté, confirmé qu'il comptait
être un acteur central du paysage du football à la télévision dans les années
à venir et rogner le territoire de Canal+.
Mais le grand gagnant de l'appel d'offres n'est autre que la Ligue et son
président Frédéric Thiriez. Le dirigeant de la LFP, engagé dans une
pré-campagne pour sa réélection à la tête de l'instance, jouait son avenir
lors de la consultation avec le risque d'une fronde en cas de baisse sensible
des droits.

Il est parvenu à préserver l'essentiel, à savoir le maintien des ressources
des clubs professionnels grâce à la complicité d'Orange. Aujourd'hui, le
président de la LFP se réjouit d'avoir évité la saignée habituelle des
meilleurs joueurs français grâce à la réussite de l'appel d'offres.
"Les clubs se sont beaucoup renforcés. C'est sans doute l'effet +droits
télé+, avec un montant conséquent, sécurisé sur 4 ans, sans oublier la bonne
santé financière des clubs. Les départs à l'étranger se raréfient, il n'y a eu
que Nasri, Greg (Coupet). Il y a des retours de l'étranger (...) A la date du
2 août, les clubs ont dépensé 180 millions d'euros, pratiquement autant que
sur l'ensemble de la saison dernière", s'est-il félicité lundi dans un
entretien accordé à l'AFP.
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