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Jeudi 21 Août 2008 à 00:00

Face à internet, les chaînes de télévision multiplient les initiatives

Les téléspectateurs d'aujourd'hui peuvent consommer de plus en plus une télévision à la carte, sur internet, ce qui remet en cause le modèle économique traditionnel et pousse les chaînes à réagir.

Selon Médiamétrie, pendant le premier semestre 2008, les Français ont regardé chaque jour la télévision cinq minutes de moins qu'en 2007, soit 3H27 quotidiennement. La baisse est surtout sensible pour la tranche des 15-34 ans: en juin 2008, les jeunes ont regardé la télévision 2H37 par jour, contre 2H48 un an auparavant. Pour séduire ces téléspectateurs, qui délaissent le poste classique au profit de l'ordinateur, les chaînes multiplient les initiatives sur internet.

"Si les téléspectateurs vont sur internet, il faut qu'ils viennent chez nous et pas ailleurs", explique à l'AFP Laurent Souloumiac, directeur général de France Télévisions Interactive. D'autant que les chaînes n'apprécient pas de voir leurs contenus proposés sur les sites de partages de vidéos ou par des services de magnétoscope en ligne, type recordme.tv ou Wizzgo. M6 vient de gagner en première instance un procès contre Wizzgo, pour lui interdire de diffuser des programmes du groupe. Les chaînes développent la télé de rattrapage (catch up TV), gratuite ou payante, enrichissent leur site internet de contenus propres au net, et créent de nouvelles activités pour le web.

M6 a lancé en mars M6 Replay, son site de catch up TV qui propose la grille de M6 de 18H00 à 24H00, pendant une à deux semaines après la diffusion, hors le cinéma et le sport. Le service est gratuit mais un clip publicitaire est diffusé avant chaque vidéo consultée. "Nous n'avons pas encore assez de recul mais les succès d'audience de Replay sont les mêmes que ceux de la chaîne. On ne constate pas de transfert de l'audience télé vers Replay", analyse Valery Gerfaud, directeur de M6 Web.

France Télévisions propose une grande partie de ses programmes en télé de rattrapage sur les sites de ses chaînes, gratuits (les JT, une partie des documentaires par exemple) ou payants (la majorité des oeuvres). Et elle s'apprête à lancer une chaîne de flux de dessins animés disponible uniquement sur internet, pour les 8-12 ans. Chez Canal+, la catch up TV est réservée aux abonnés mais le site canal+.fr, gratuit et avec de la publicité, offre des contenus vidéo tirés des programmes en clair ou créés spécialement pour le site.

Comparé à ses concurrents, TF1 paraît en retrait en matière de télé de rattrapage. Le groupe "préfère construire son modèle économique progressivement", se défend Eric Rougeron, directeur de la communication du groupe. "Nous sommes dans une période de pré-industrialisation" de cette activité et "on en est encore à une période de test". Le patron du groupe, Nonce Paolini, veut mettre les nouveaux médias au coeur de son offre. TF1 a ainsi été le premier en France à proposer en vidéo à la demande, moyennant quelques euros, le visionnage de séries américaines au lendemain de leur diffusion aux Etats-Unis ("Heroes", "Docteur House"). Le groupe détient également les site de blogs Overblog et de partage de vidéos WAT.

Pour Philippe Deshons, spécialiste media de l'agence H (groupe Havas), internet n'est pas une menace pour la télévision. "Il faut quand même un peu garder son calme. Les chiffres de Médiamétrie montrent que les Français regardent la télévision trois heures et demi par jour! On est en train de discuter de cinq minutes en plus ou en moins... La télévision reste le media de masse". "Chaque fois qu'un nouveau média (radio, télévision...) est arrivé, il y a eu des changements structurels mais la complémentarité s'est organisée", rappelle-t-il.
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