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Vendredi 19 Septembre 2008 à 00:00

La fiction télévisée française s'enracine dans le réel

Puisant dans l'histoire ou dans l'actualité contemporaine, la fiction télévisée française s'enracine dans le réel, loin des séries d'action spectaculaire ou de l'imaginaire fantastique qui caractérisent souvent la fiction américaine.

"Les programmes que nous avons vu parlent de notre société, de notre histoire", indique à l'AFP Sophie Deschamps ancienne présidente de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques (SACD), qui a présidé la commission chargée de sélectionner les 21 programmes en compétition au dixième festival de fiction TV, en cours à La Rochelle. Qu'il s'agisse de téléfilms unitaires ou de séries, le téléspectateur français se verra plongé dans les mois à venir dans des univers qui lui sont familiers, confronté à des personnages qu'il connaît: Françoise Dolto, l'affaire de Bruay-en-Artois, Françoise Sagan ou encore, dans le genre historique, le cardinal Mazarin. Selon Sophie Deschamps, "on n'est pas dans l'exotisme" cher aux Américains.

La fiction française, souligne-t-elle, "ne propose pas de voyager" et "reste souvent en France". Selon une étude de l'agence NPA Conseil, partenaire du festival, l'offre de fiction des principales chaînes françaises (TF1, France 2, France 3, M6) est dominée par les fictions policières. Mais l'offre française joue davantage sur le réalisme, le drame sentimental ou social, alors que l'offre étrangère favorise l'évasion, privilégiant le surnaturel et le film d'aventures. Le film d'action exige "un très gros financement", souligne Sophie Deschamps, estimant qu'une série comme "24 heures chrono" serait "très difficile" à réaliser actuellement en France.

Les réalisateurs français préférent donc miser sur leurs propres atouts, comme l'humour. "L'humour, note Sophie Deschamps, est une particularité française", car les scénaristes français savent, mieux que les étrangers, "se moquer de leurs propres ridicules ou de leurs propres défauts". "Les Bougon", une série dont les deux premiers épisodes seront prochainement diffusés par M6, raconte les aventures d'une famille de "rebelles des temps modernes", présenté comme un "contre-modèle de notre société", qui ont fait de la débrouillardise une religion". "Notre salut est dans la proximité avec le public, pour qu'il se reconnaisse dans ce qu'il regarde", assure Philippe Bony, directeur général adjoint des programmes de M6, en charge du cinéma, des sports, de la jeunesse et de la production fiction.

Selon lui, la fiction doit donner une image aussi proche que possible de la société dans laquelle vit le téléspectateur, avec une "importante dose d'humour". Moins riche que la fiction américaine, la fiction française doit "se battre avec ses armes", ajoute-t-il. Directeur de la fiction française sur Canal+, Fabrice de la Patellière se veut plus nuancé et insiste sur la "diversité" qui doit présider aux thèmes abordés. Interrogé par l'AFP, il souligne le succès d'une collection initiée il y a plusieurs années et qui présente sous forme de fiction de grands évènements de l'histoire récente, la quête des époux Klarsfeld, l'affaire du SAC, ou l'histoire du terroriste Carlos, en cours de tournage.

Mais Canal+ ne s'interdit pas d'investir dans des projets plus imaginatifs, comme la mini-série tirée de la bande dessinée "XIII", pour lequel la chaîne cryptée a investi 12 millions d'euros et que l'américaine NBC a acheté.
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