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Jeudi 8 Mars 2001 à 00:00

L'Asie, terre de conquête pour les programmes français de télévision

L'explosion du paysage audiovisuel en Asie, avec la création de centaines de chaînes sur le câble et le satellite, offre de nombreuses opportunités aux programmes français même si le fossé culturel reste parfois difficile à franchir.

Continent le plus peuplé du monde, l'Asie est encore un marché étroit pour l'audiovisuel français, n'ayant acheté en 1999 que 4,6% de ses programmes vendus à l'exportation, loin derrière l'Europe et l'Amérique du Nord, selon les chiffres de TV France International (TVFI), l'organisme de promotion national.

C'est pour accroître cette présence que vingt-sept sociétés, de Canal + à France Animation en passant par Ellipse Distribution, ont réuni cette semaine à Tokyo puis, pour la première fois, à Séoul, les acteurs locaux du secteur.

Près de 200 professionnels japonais ont ainsi pu visionner individuellement la vaste palette des programmes offerts, des séries de l'inspecteur Navarro, déjà populaire au Japon, aux documentaires sur le vin ou la mondialisation. "Le marché asiatique a été fortement secoué par la crise financière de 1997. Mais il montre des signes de redémarrage et le lancement de nombreuses chaînes offre un appel d'air pour les programmes étrangers", explique Mathieu Béjot, délégué-général de TVFI.

Le Japon, deuxième marché audiovisuel au monde après les Etats-Unis, s'ouvre ainsi après avoir été l'un des plus fermés au monde. Sur les sept chaînes hertziennes, les programmes étrangers occupent en effet moins de 5% du temps d'antenne. Les télespectateurs nippons sont ainsi parmi les rares à ne pas avoir adopté les séries américaines qui inondent les écrans du reste du monde.

L'avènement du satellite et du numérique change la donne. Plusieurs chaînes satellitaires, comme Wowow, Lala TV ou Super Classic, diffusent désormais des fictions françaises, comme la série à succès Julie Lescaut, de nombreux documentaires et même quelques dessins animés.

Au total, l'archipel a diffusé quelques 400 longs métrages français et absorbé 35% des programmes audiovisuels exportés vers l'Asie en 1999, selon TVFI.

Malgré cette percée, le Japon reste un marché difficile à aborder pour les professionnels français. "Les différences culturelles sont profondes et pas toujours aisément conciliables", témoigne Sandrine Frantz, directrice des ventes de la chaîne Voyage. "On reproche souvent aux programmes français d'être trop bavards et trop élitistes", explique-t-elle.

"Dans le même temps, tempère Olivier-René Veillon, de Télé-Images International, le Japon et le reste de l'Asie n'ont pas les freins culturels des pays anglo-saxons et sont donc plus ouverts aux différences culturelles". Cette ouverture explique ainsi le succès des longues et bon marché séries sud-américaines de "télé-novelas" dans l'Asie du sud-est asiatique.

De la même manière, la série française "Hélène et les garçons" a conquis des adeptes à Taïwan et en Indonésie. Comme le Japon, la Corée du Sud s'internationalise. Des quotas de diffusion protègent actuellement le cinéma et l'animation nationale sur les chaînes hertziennes, qui n'achètent en moyenne que 10% de programmes étrangers. Mais une nouvelle loi audiovisuelle va autoriser la part de ces programmes à atteindre 50% sur le câble, qui compte 29 chaînes bientôt rejointes par une quinzaine d'autres.

L'immense marché chinois, qui compte des centaines de chaînes câblées, "devient également intéressant même s'il reste extrêmement complexe", souligne Mathieu Béjot.
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