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Samedi 11 Octobre 2008 à 00:00

Débat Albanel/Tasca sur le projet de loi sur l'audiovisuel public

La ministre de la Culture Christine Albanel et la sénatrice socialiste des Yvelines Catherine Tasca se sont affrontées samedi à Dijon à propos du projet de loi sur l'audiovisuel, que la seconde a sévèrement critiqué en prélude au débat prévu en novembre au Parlement.

Elle-même ancienne ministre de la Culture, Catherine Tasca a prononcé un réquisitoire contre le projet de loi de réforme de l'audiovisuel public rendu nécessaire par la décision du président Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité sur les chaînes publiques. Selon Mme Tasca, vice-présidente du Sénat, le projet présidentiel constitue une "méconnaissance totale de l'économie du secteur" audiovisuel. La sénatrice a estimé que tout projet de réforme de l'audiovisuel doit obéir à trois objectifs "non négociables": le soutien à la création originale, la diversité des programmes et un équilibre entre le secteur public et le secteur privé.

"Il faut épauler la création originale, si l'Europe ne veut pas être le terrain d'atterrissage de productions venues d'ailleurs", a notamment déclaré Catherine Tasca. Elle a également mis en garde contre un paysage audiovisuel dominé par quelques grands groupes privés. "Le pluralisme de l'information est un objectif qui ne doit pas être abandonné", a-t-elle dit. Elle a aussi dénoncé le "déséquilibre du financement".

Selon elle, "l'abandon d'une quelconque actualisation de la redevance dans les six années passées est absolument dramatique pour le développement de France Télévisions et pour toute l'économie qui est derrière". Elle considère le mode de désignation des dirigeants de France Télévisions prévu par le projet comme "une véritable régression politique" et un "très mauvais signal donné à l'ensemble des citoyens".

Selon le projet, le président de France Télévisions serait nommé directement par l'exécutif et non plus par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Dans sa réponse, Christine Albanel a assuré qu'il y avait un financement "garanti" de France Télévisions. "Les compensations (des pertes de recettes publicitaires) ont été calculées sur le chiffre d'affaires de 2007, a un moment où le marché publicitaire se portait mieux qu'aujourd'hui", a-t-elle souligné. "La réforme qui est faite, et les financements qui vont être mis en place sur un secteur en accroissement (les fournisseurs d'accès internet), avec une petite taxation sur le secteur des télécoms, me paraît être un financement porteur", a-t-elle dit.

"L'idée n'est pas d'appauvrir France Télévisions", a souligné la ministre. "Je ne pense pas qu'il y ait rupture d'équilibre. On souhaite donner plus de moyens aux chaînes privées pour se développer", a-t-elle dit. Ouvrir de nouvelles fenêtres publicitaires est, selon elle, "bon pour le cinéma", puisque son financement est en partie lié au montant du chiffre d'affaires des chaînes.

Concernant la gouvernance, "il sera indiqué dans le projet de loi que tous les membres du conseil d'administration achèveront leur mandat et que l'équipe de France Télévisions a vocation à porter cette réforme", a-t-elle dit, assurant qu'il n'y avait "pas de volonté de reprise en main".
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