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Vendredi 9 Mars 2001 à 00:00

Napster....et aprés ?

Si Napster vit ses derniers instants, ses millions d'utilisateurs disposent d'alternatives pour continuer à télécharger des fichiers musicaux au format MP3.

L'injonction du juge fédéral Marylin Patel à la société Napster inc. lui donne jusqu'à samedi pour expliquer comment celle-ci empêchera ses utilisateurs d'échanger des MP3 protégés par des droits d'auteurs. Car la solution des "filtres" proposée vendredi par l'avocat de Napster s'avère beaucoup plus technique à mettre en oeuvre dans la pratique : en modifiant "légèrement" le nom du titre ou de l'interprète - par exemple "Ellton Jon" au lieu d'"Elton John" -, un fichier peut en effet facilement passer au travers des mailles du "filet".

Toutefois, la plupart des experts pense que Napster ne pourra plus opérer comme une "bourse d'échange gratuite d'oeuvres musicales". "Grosso modo, c'est le début de la fin de Napster, au moins sous la forme d'un service sans abonnement", estime Nicholas Economides, professeur à l'Université de New York qui suit la "Nouvelle Economie".
Et les experts du Gartner Group, une société de conseil californienne, ne voient pas émerger de modèle juridiquement viable suite à la décision de justice de mardi. Mais l'apparente victoire de l'industrie du disque pourrait être de courte durée si celles-ci, ainsi que les autres détenteurs des droits d'auteur, ne trouvent pas de diffuser leurs oeuvres musicales sur Internet.

Pour P.J. McNealy, de Gartner, la décision du juge oblige les cinq "majors du disque à élaborer un modèle efficace et raisonnable de distribution numérique de la musique".

En dehors de Bertelsmann, l'ensemble du secteur a rejeté une offre de Napster d'un milliard de dollars pour développer un service par abonnement dont le revenu servirait à payer les droits d'auteurs. Le groupe allemand continue cependant à vouloir mettre en place ce système.

Bertelsmann continuera à "soutenir toutes les démarches conduisant à l'introduction de ce nouveau modèle commercial", a déclaré le groupe allemand. Mais, selon, le professeur Economides, "Napster a besoin de plus que Bertelsmann pour devenir la norme", tout en ajoutant que les internautes étaient déjà en train de se porter sur d'autres plates-formes d'échange de fichiers musicaux.

A l'évidence, les restrictions imposées à Napster incitent les utilisateurs du logiciel à se rabattre sur d'autres systèmes gratuits - tels que Gnutella - qui ne comportent aucun serveur central (à la différence de Napster). Difficilement contrôlables, ces alternatives échapperaient de plus aux lois américaines.

"Les gens vont se tourner vers des logiciels du domaine public comme Gnutella ou Freenet. Ce ne sont pas des entités commerciales, ils n'ont pas de serveur, ils ne peuvent pas être poursuivis. L'industrie du disque peut intenter des procès aux individus, mais ces derniers sont ses clients", poursuit M. Economides.

L'injontion du juge Patel "pourrait en fait amener les maisons de disques et Napster à négocier un accord", a déclaré Jeffrey Okkonene de Liquid Audio éditeur de "Liquid Player", logiciel permettant l'écoute de MP3. "Il y a tout autant de chances que Napster coule", selon lui.
"Mais je pense qu'Internet cessera d'être le Far West qu'il était" jusqu'à présent.

Napster, qui a attiré 60 millions d'utilisateurs à travers le monde en moins de deux ans, est accusé de violation de massive de propriété intellectuelle. C'est pourquoi l'affaire est considérée comme un cas d'école en la matière.
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