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Mardi 28 Octobre 2008 à 00:00

L'internet s'engage à minimiser sa collusion avec les régimes autoritaires

Un code d'éthique visant à déjouer les efforts de censure et de surveillance de régimes autoritaires a été annoncé par des géants de l'internet soucieux de redorer leur blason, après plusieurs affaires où certains avaient semblé complices.

La "Global Network Initiative" associe Yahoo, Google et Microsoft à des organisations de défense des droits de l'Homme, des universitaires et des investisseurs, et affiche l'objectif de "protéger la liberté d'expression et le droit à la vie privée" des internautes. Les parties s'engagent à adopter l'interprétation la plus restrictive possible des législations sur la censure, et à combattre ou minimiser la surveillance des échanges sur leurs réseaux. Leur initiative, symboliquement lancée pour coïncider avec le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, préconise une "approche systématique" permettant aux signataires de "travailler ensemble pour résister aux efforts de gouvernements cherchant à enrôler des entreprises dans des actes de censure et de surveillance violant les normes internationales".

Le PDG de Yahoo Jerry Yang, accusé l'an dernier par le Congrès d'avoir été trop complaisant avec les autorités chinoises qui avaient pu identifier et poursuivre ses utilisateurs, a salué une "précieuse feuille de route pour des sociétés qui comme Yahoo travaillent dans des marchés où la liberté d'expression et la vie privée font l'objet de restrictions injustes". "Yahoo a été fondé sur le principe que promouvoir l'accès à l'information peut enrichir la vie des gens. Les principes que nous avançons aujourd'hui reflètent notre détermination à ce que nos actes correspondent à nos valeurs à travers le monde", a ajouté M. Yang.

La Chine, mais aussi d'autres pays allant de l'Amérique à l'Asie, en passant par l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique, surveillent de près les échanges sur internet. Le directeur adjoint du Comité pour la protection des journalistes, Robert Mahoney, a souligné que "le tiers des journalistes actuellement en prison travaillaient en ligne". Non seulement Yahoo, mais aussi Microsoft, Cisco et Google ont été accusés de complaisance coupable au Congrès. Il a notamment été reproché à Google d'accepter de filtrer des recherches sur internet pour empêcher la consultation d'informations sur la démocratie ou le massacre de la place Tiananmen en 1989.

Au début du mois, le service de téléphonie et de messagerie sur internet Skype, appartenant à eBay, avait dû reconnaître que son partenaire chinois TOM Online avait stocké des messages politiquement sensibles, qui selon des universitaires pouvaient être facilement consultés par les autorités. Quant à Microsoft, il a été accusé de bloquer le blog d'un influent commentateur chinois qui avait critiqué des remaniements à la direction du quotidien Les Nouvelles de Pékin. Jusqu'à présent, toutes ces sociétés avaient argué de l'obligation de respecter les lois en vigueur en Chine.

Les participants à l'initiative lancée mardi ont souligné qu'ils espéraient être rejoints par d'autres organisations. "Nous savons que beaucoup de groupes travaillant ensemble peuvent accomplir bien plus qu'une société agissant seule", a souligné dans un communiqué un responsable de Google, Andrew McLauglin. Dans un premier temps, d'ici à décembre 2010, les sociétés participantes à cette initiative établiront des procédures internes. Ce n'est qu'en janvier 2012 qu'elles envisagent de mettre sur pied une équipe d'experts indépendants chargés de surveiller le respect des principes de protection de la liberté d'expression et de la vie privée.
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