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Jeudi 15 Mars 2001 à 00:00

M6 affirme ses ambitions de chaîne généraliste

L'état-major de M6 a clamé haut et fort mercredi devant le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) qu'il entendait jouer désormais dans la cour des grands avec la couverture d'événements sportifs majeurs ou en participant au numérique hertzien.

"Nous voulons renforcer le caratère généraliste de M6", a souligné Nicolas de Tavernost, président du directoire de la chaîne privée. Celui-ci était entendu par l'autorité de régulation de l'audiovisuel français dans le cadre de la procédure de renouvellement de l'autorisation accordée à M6.

Le CSA réalisait là sa première audition publique, conformément à la nouvelle procédure introduite par la loi sur l'audiovisuel du 1er août. Parmi les axes de développement de M6, Nicolas de Tavernost a distingué le sport, soulignant la ferme volonté de la chaîne de ne pas se laisser "marginaliser" et d'obtenir "l'accès aux grands événements sportifs".

Ainsi, M6 a-t-elle répondu "dans la mesure de ses moyens", non précisés, à l'appel d'offres de la Ligue nationale de football pour la diffusion de Téléfoot, le magazine de la D1 et de la D2, a-t-il confirmé.

Elle a également effectué depuis deux ans un investissement "rentable et profitable" sur les Girondins de Bordeaux pour "avoir sa place à la table du football français", a poursuivi Nicolas de Tavernost.

Le patron de M6 n'a par ailleurs guère fait mystère de sa volonté d'être au rendez-vous de la télévision numérique hertzienne dès son lancement, fin 2002. Celle-ci doit permettre de recevoir jusqu'à 36 programmes contre 6 actuellement par l'adjonction d'un décodeur mais sans changer ni d'antenne ni de téléviseur.

"Nous ne serons pas absents du paysage audiovisuel numérique terrestre", a-t-il lancé, précisant qu'il s'agissait pour lui d'un mode de diffusion "complémentaire" et "non concurrent" du câble et du satellite.

Plus enthousiaste que le patron de TF1, Patrick Le Lay, qui menace de rester à l'écart du numérique hertzien, celui de M6 n'en estime pas moins comme lui que "les opérateurs de télévisions payantes sont les mieux à même" d'en assurer le démarrage.

Nicolas de Tavernost s'est par ailleurs appliqué à répondre aux inquiétudes du CSA sur l'indépendance éditoriale de sa chaîne, dont RTL Group, l'un des deux principaux actionnaires, est contrôlé depuis quelques semaines par le géant allemand des médias Bertelsmann.

Il a ainsi mis en exergue les dispositions prises par M6 "pour séparer ce qui relève de l'actionnaire de ce qui relève du management" et s'est dit "tout à fait disposé" à introduire dans la nouvelle convention avec le CSA des règles déontologiques pour les journalistes de ses rédactions locales, nationale et des magazines.

Estimant qu'en 2005, un Français sur deux aura accès aux chaînes du "paysage de complément", Nicolas de Tavernost a indiqué que M6 se préparait à cette concurrence croissante en investissant dans les chaînes thématiques, le bouquet satellitaire TPS et l'internet.

Elle entend aussi, selon lui, "renforcer le caractère généraliste et rassembleur de sa programmation", être davantage multiculturelle et poursuivre son rôle pédagogique (avec, par exemple les émissions E=M6 ou Capital).

L'actuelle convention qui lie M6 au CSA arrivera à expiration le 28 février 2002 et doit être renouvelée pour cinq ans, six mois avant cette date.
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