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Vendredi 28 Novembre 2008 à 00:00

L'Europe consacre plus d'argent à l'espace malgré des priorités divergentes

Les Européens ont porté mercredi à près de 10 milliards d'euros leurs engagements dans le domaine spatial pour les années à venir, malgré un différend entre la France, qui met l'accent sur le lanceur Ariane, et l'Allemagne, qui fait de la Station spatiale internationale (ISS) sa priorité.

La conférence ministérielle qui a réuni pendant deux jours à La Haye les 18 Etats membres de l'Agence spatiale européenne (ESA), "a été un franc succès pour l'ESA et pour l'Europe", a déclaré à l'issue des débats le directeur général de l'Agence, Jean-Jacques Dordain. Les Etats vont financer des programmes spatiaux, qui s'étalent sur des durées variables, pour un total de 9,65 milliards d'euros, auxquels s'ajoutent 300 millions d'euros d'engagements supplémentaires pour des programmes déjà entamés, a précisé M. Dordain.

La ministre française de la Recherche Valérie Pécresse, qui avait annoncé mercredi matin un total supérieur à 10 milliards d'euros, a réagi en disant : "nous sommes dans une période très fructueuse" pour les investissements spatiaux, qui progressent de plus de 20% par rapport à la dernière conférence ministérielle de l'ESA, en 2005 à Berlin. L'Allemagne est le premier contributeur avec 2,7 milliards d'euros, devant la France avec un peu plus de 2,3 milliards. Français et Allemands sont finalement parvenus à se mettre d'accord sur le financement européen de l'ISS, qui constituait la principale pierre d'achoppement de la conférence.

La contribution européenne à l'ISS sera de 1,37 milliard d'euros pour la période 2008-2012, ce qui en fait le plus cher de tous les programmes spatiaux décidés à La Haye. Toutefois, comme l'a souligné l'Allemagne, cette somme ne couvrira pas les lancements des deux derniers des quatre vaisseaux ravitailleurs ATV que l'ESA s'est engagée à fournir à l'ISS. Aussi Berlin a obtenu que si le financement s'avérait insuffisant avant la prochain conférence ministérielle prévue en 2011, les Etats fourniraient une rallonge. "L'Allemagne était très inquiète d'une possible sous-budgétisation des dépenses liées à la Station spatiale internationale", a expliqué Mme Pécresse, tandis que le chef de l'agence spatiale allemande Johann-Dietrich Wörner s'est réjoui de la "mise en place d'un mécanisme de sécurisation".

Le secrétaire d'Etat allemand chargé de l'espace, Peter Hinze, s'est de son côté félicité que l'Allemagne soit avec 37% le principal contributeur au programme d'observation de la Terre GMES-Kopernikus, déclarant que "le changement climatique est le plus important défi de l'humanité au XXIe siècle". Paris et Berlin financeront à hauteur de 34% chacun le système de satellites Météosat de troisième génération MTG, mis au point en commun par l'ESA et l'organisation Eumetsat. Le système de relais de satellites EDRS, porté par l'Allemagne avec 49%, n'est pour l'instant financé qu'aux deux tiers, mais M. Dordain s'est déclaré confiant dans le fait que ce programme pourrait être mené à bien.

Il a également assuré que le travail continuerait pour réaliser le programme d'exploration de la planète rouge, Exomars, dont le coût initial de 650 millions d'euros, une somme budgétisée en 2005, a explosé pour atteindre 1,2 milliard d'euros. Quelque 850 millions sont d'ores et déjà assurés, et M. Dordain s'est engagé à ne pas demander plus d'un milliard d'euros aux pays membres de l'ESA. Des discussions sont en cours avec les Américains et les Russes pour trouver l'argent restant, a indiqué le directeur général de l'ESA. Enfin, le pré-développement d'un nouveau moteur pour le lanceur Ariane est financé à hauteur de 340 millions d'euros. La mise au point proprement dite, que la France veut voir financer en 2011, coûtera 1,5 milliard.
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