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Mercredi 3 Décembre 2008 à 00:00

A Strasbourg et Caen, débuts en demi-teinte pour le paiement par téléphone

Payer ses achats avec son téléphone portable: le concept, expérimenté depuis novembre 2006 à Strasbourg et depuis un an à Caen, connaît des débuts en demi-teinte, même si ses promoteurs attendent désormais la généralisation du principe qui pourrait intervenir "mi-2009".

Le principe est simple et attractif: une puce de carte bancaire est directement insérée dans le téléphone. Le client n'a plus qu'à approcher son mobile d'une borne de paiement pour régler ses achats, deux clés de cryptage sécurisant la transaction. "Au début, il y avait 300 clients et 100 commerçants" à Strasbourg et dans sa proche banlieue, rappelle Bernard Sadoun, responsable des relations extérieures au Crédit Mutuel-Centre-Est-Europe, initiateur du projet avec l'opérateur de téléphonie mobile NRJ Mobile, dont la banque est actionnaire à 90%. Depuis, l'expérimentation a pris un peu plus d'ampleur: en 2007, les opérateurs SFR, Bouygues Telecom et Orange l'ont intégré au côté de plusieurs banques (Caisse d'Epargne, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, Banque Populaire, Banque Postale), réunis au sein de l'association européenne "Payez Mobile".

Le test, qui reste balbutiant, vient d'être prolongé jusqu'en 2009 à Strasbourg et Caen, où il avait démarré en novembre 2007. Actuellement, il concerne 300 commerçants et 1.000 personnes sur les deux villes où à peine "quelques milliers" de paiements, oscillant entre 20 centimes et 276 euros, ont été enregistrés en deux ans. "Nous avons 4/5 paiments (par mobile) par semaine", indique Isabel Nuss, chef de caisse à l'Intermarché de Strasbourg-Cronenbourg où le dispositif a été installé en août dernier. "Ca va plus vite qu'avec une carte bancaire classique, c'est mieux pour les clients et pour la caissière", estime-t-elle. Pour Yann Baran, directeur d'une agence CIC à Caen, 120 commerçants de la ville participent au test, avec 500 clients testeurs, dont il fait partie.

En tant qu'utilisateur, il se dit satisfait, ce qui n'est pas le cas de plusieurs commerçants, dont Roselyne Marand, gérante d'une boulangerie de la chaîne La Brioche chaude: "Techniquement, avec certains types de portables, parfois, ça ne passe pas (...) d'une façon générale auprès des clients ça n'a pas de succès", explique-t-elle, évoquant environ "un paiement par semaine". A la Librairie générale du Calvados, on constate que si "techniquement ça marche", les paiements demeurent "rares". "Pour nous ça ne change rien, ça n'a pas d'intérêt particulier. Pour les clients, ça leur permet de n'avoir sur eux qu'un téléphone plutôt qu'un téléphone et une carte".

Pour Bernard Sadoun, le bilan reste malgré tout "positif". "Une étude menée avant l'été montre une grande satisfaction et une grande attente" chez les clients et les commerçants, assure-t-il. Il tire également satisfaction du lancement mardi d'un groupe de travail sur ce mode de paiement réunissant les principaux groupes de distribution, notamment Auchan, Carrefour et la Fnac ainsi que SRF, Orange et Bouygues. "C'est l'illustration que ce concept s'inscrit dans l'avenir. Cela nous donne raison a posteriori", souligne-t-il.

Pour l'heure, le projet demeure cantonné à une phase expérimentale, la technologie NFC (Near Field Communication) employée n'étant pas assez répandue. Proche du Bluetooth, le NFC transmet des données par radio-fréquence à très courte distance pour une plus grande sécurité. Une lacune qui pourrait être comblée dès la "mi-2009": l'offre en mobiles estampillés NFC devrait alors être suffisante, ce qui permettrait au paiement par mobile de prendre son essor, espère Bernard Sadoun.
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