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Mercredi 3 Décembre 2008 à 00:00

Audiovisuel: la gauche joue la montre contre la date-butoir du 5 janvier

La gauche a continué mardi à l'Assemblée de jouer la montre contre la réforme de l'audiovisuel pour que la télévision publique nouvelle formule, voulue par le chef de l'Etat, n'arrive pas sur les écrans comme prévu le 5 janvier.

C'est en effet à partir de cette date que France Télévisions ne doit plus diffuser de publicité après 20H00, selon le voeu de Nicolas Sarkozy formulé à la surprise générale le 8 janvier dernier. La gauche craint la mort du service public. Elle dénonce "un retour à l'ORTF" et une loi "liberticide" parce qu'elle prévoit la nomination du PDG de France Télévisions par l'Elysée. "On se battra comme des chiens, jusqu'au bout!", a lancé le député Verts et ex-présentateur du service public Noël Mamère. Sur lepoint.fr, le député PS Patrick Bloche a précisé: "Nous ferons tout pour que cette mauvaise loi, bancale, n'entre pas en vigueur le 5 janvier".

Pour cela, l'opposition veut torpiller la procédure d'urgence (une seule lecture et non deux à l'Assemblée puis au Sénat) retenue par l'exécutif. "Le calendrier prévoyait deux semaines de débat. On va essayer d'accrocher une troisième semaine afin de retarder au maximum la transmission du texte au Sénat", a affirmé M. Bloche. De fait, en fin de soirée mardi, les députés n'ont adopté que 5 des 56 articles, à l'exclusion des deux mesures principales (nomination du PDG de France Télévisions par le chef de l'Etat, suppression de la pub et son financement). Longues prises de parole, multiplication d'amendements identiques, suspensions de séance à répétition, demandes de quorum...: l'ambiance est électrique entre la majorité et l'opposition.

Sur le banc du gouvernement, la ministre de la Communication Christine Albanel, accusée par l'opposition de rester muette, a lâché dans la soirée: "Face à l'obstruction, le concision est la meilleure réponse". "Le débat est complètement dévoyé, c'est un déni de démocratie", a-t-elle encore lancé, entraînant la colère de la gauche. "Ce n'est pas de l'obstruction mais de la résistance", a lancé Christian Paul (PS). "Il n'y a jamais d'obstruction quand on défend la liberté d'expression", a renchéri son collègue Alain Vidalies. "Je comprends bien que le plan de l'opposition soit d'empêcher à tout prix que le texte soit applicable au 5 janvier. Mais alors, France Télévisions arrête de collecter les recettes de publicité et n'aura pas les ressources nécessaires, qui n'auront pas été votées. Et bien dites-moi, il y aura de quoi être fiers de vous, les amis!", a déclaré dans la soirée le patron des députés UMP, Jean-François Copé.

"Nous voulons faire durer les débats pour que l'opinion publique se mobilise davantage, pour que ce ne soit pas une affaire confidentielle, limitée au Parlement. Alors oui ! Nous assumons pleinement cette bataille législative et nous irons jusqu'au bout", lui a répondu M. Ayrault. "Dans +Martine Land+, c'est fini les députés PS" peu combatifs, a confié dans la soirée à l'AFP l'un d'eux, en allusion à la nouvelle première secrétaire du parti, Mme Aubry.

Pour autant, la majorité n'envisageait pas encore les contre-feux à la disposition de l'exécutif: vote bloqué, qui permet au gouvernement de demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte, ou 49-3, l'arme qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote, en engageant sa responsabilité.
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