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Samedi 13 Décembre 2008 à 00:00

Audiovisuel public: la pub supprimée, la gauche toujours remontée

L'Assemblée a adopté vendredi la suppression partielle de la publicité sur France Télévisions, malgré l'opposition toujours aussi tenace de la gauche qui fait tout pour aller "au bout des débats".

Par 30 voix contre 18, l'article 18 a été adopté après une bonne dizaine d'heures de séance depuis jeudi soir, et prévoit la fin de la publicité sur France 2 et France 3 à compter du 5 janvier entre 20h00 et 06h00. Après ce plat de résistance, l'opposition de gauche s'apprêtait à continuer en soirée son pilonnage contre un autre article-phare (instauration de deux taxes pour compenser la fin de la publicité dont le coût est estimé à 450 millions d'euros). Vendredi, comme depuis bientôt trois semaines, la réforme de l'audiovisuel à l'Assemblée s'est encore apparentée à un feuilleton avec les mêmes acteurs et le même déroulement prévisible.

Face à la ministre de la Culture Christine Albanel relativement impassible -muette, déplore l'opposition-, une poignée de députés de gauche -Didier Mathus, Patrick Bloche, Marcel Rogemont (PS), Noël Mamère (Verts)...- ont encore défendu longuement des amendements sans effet. L'objectif de la gauche est "d'aller jusqu'au bout des débats" (Jean-Marc Ayrault), pour "alerter l'opinion" contre les risques qui pèsent, selon elle, sur l'avenir du service public et les cadeaux publicitaires faits aux chaînes privées.

La gauche stigmatise également le "club des amis du Fouquet's" du chef de l'Etat et l'avènement de "l'ORTS" (l'office de radio télévision sarkozyenne). "Obstruction", protestent le gouvernement et la majorité, qui accusent l'opposition de retarder la réforme et de négliger les intérêts du service public. A l'occasion, la comédie tourne au conflit comme quand Noël Mamère a accusé le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre d'avoir eu des intérêts dans une société de lobbying dont l'un des clients est Bouygues, actionnaire majoritaire de TF1.

M. Lefebvre aurait même été qualifié de "petite frappe de TF1" par l'ex-ministre Jean Glavany, se sont indignés des députés UMP. M. Lefebvre a expliqué: "Devenu député, j'ai abandonné des activités que j'avais dans le passé". Une petite suspension de séance a permis de calmer les esprits. Et à la reprise, après s'être expliqué avec M. Lefebvre, Noël Mamère a retiré ses propos. Mais dans le huis-clos de l'hémicycle, l'ambiance est parfois plus légère. Vendredi matin, la gauche a pris la défense de la viande de veau, du fromage et du poisson...

Explication succincte: la gauche demandait que ces produits soient considérés comme des "appellations génériques" (il est en effet prévu que France Télévisions puisse continuer de diffuser des spots pour les "biens et services présentés sous leur appellation générique" même une fois la pub supprimée). La ministre de la Culture Christine Albanel a apprécié : "J'ai noté avec une immense tristesse que les crustacés n'étaient pas dans vos propositions", a-t-elle ironisé en repoussant les amendements. Adieu donc veaux, fromage, poisson...

Plus sérieusement, l'Assemblée a aussi voté la suppression de la publicité sur RFO en 2011. "Ce n'est pas 450 millions qu'il faut compenser, c'est désormais 468,6 millions", s'est indigné Sandrine Mazetier (PS), en référence à la compensation prévue par l'Etat après la suppression de la publicité sur les chaînes de télé publiques.
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Vos réactions

Egarenc | Dimanche 14 Décembre 2008 à 16:38
Sur le fond tout le monde est d'accord : la télé, c'est mieux sans pub. C’est quand on parle d'argent que ça se gâte.
Tout le monde approuve le service public mais il ne faut surtout pas parler de ce que ça coûte, c'est politiquement très incorrect. Il ne faut donc surtout pas parler de réformes qui conduisent à diminuer le coût de ce service tout en en maintenant la qualité.
L’administration nous a habitués à une gigantesque hypocrisie qui consiste à faire l'amalgame entre FONCTION publique et SERVICE publique. Ca permet aux fonctionnaires de défendre leurs intérêts en nous faisant croire qu'ils défendent les nôtres. Le service public peut être assuré par le privé comme par le public (le plus souvent avec plus d'efficacité). Dans les deux cas le financement doit être évidemment assuré par l'état mais dans le respect d'un cahier des charges.
En conclusion il va falloir réformer fortement la fonction publique si l'on veut que notre pays soit compétitif et qu'on arrête de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
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