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Jeudi 22 Mars 2001 à 00:00

Les Russes vont détruire Mir vendredi

Les Russes vont tourner vendredi une page de l'histoire de la conquête spatiale avec la mise à mort de la station orbitale Mir, âgée de 15 ans, qui doit tomber dans le Pacifique sud vers 6H20 GMT. Les responsables du secteur spatial russe se sont réunis mardi matin à Moscou pour annoncer la date définitive de l'opération qui sera une première mondiale. Jamais un aussi grand engin spatial n'a été détruit. Trois impulsions "mortelles" seront données à la station par les moteurs du vaisseau cargo Progress arrimé à Mir, lorsque son orbite se situera à 220 km de la Terre. Les deux premières impulsions seront transmises à 00H33 GMT et à 02H02 GMT et devront affiner l'orbite de Mir, a précisé à l'AFP le porte-parole de l'Agence spatiale russe Sergueï Gorbounov. La troisième impulsion, plus puissante, sera donnée à la station de 05H09 à 05H32 GMT et précipitera Mir vers la Terre, a-t-il ajouté. Selon M. Gorbounov, les derniers débris de la station doivent tomber dans le Pacifique "environ 45 minutes après la dernière impulsion", soit vers 6H20 GMT. "Nous pourrons dire l'heure exacte (à laquelle Mir tombera dans l'océan) seulement après avoir donné la dernière impulsion", a-t-il expliqué. La station sera en grande partie détruite dans l'atmosphère, mais jusqu'à 1.500 débris d'un poids total d'une vingtaine de tonnes devraient tomber dans le Pacifique sud, entre la Nouvelle-Zélande et le Chili, dans une zone de quelque 200 km de large et de 6.000 km de long. Certains des morceaux de Mir pèseront jusqu'à 700 kg, soit le poids d'une petite voiture, et atteindront la Terre à une vitesse qui leur permettrait de traverser un mur de béton de deux mètres d'épaisseur. Le gouvernement russe a annoncé sa décision de désorbiter Mir en octobre dernier, après des mois d'hésitations et plusieurs tentatives infructueuses de sauver la station, dont celle d'y envoyer des "touristes" payants. Les Russes se sont engagés il y a plusieurs années dans le projet coûteux de la Station spatiale internationale (ISS) piloté par la NASA, mais ont rapidement compris qu'ils ne pourraient pas financer deux projets, Mir et l'ISS, à la fois. Les cosmonautes russes Sergueï Zaliotine et Alexandre Kaleri sont les derniers à avoir vécu dans la station, qui a accueilli de nombreux équipages internationaux et notamment des spationautes français et américains. Depuis le 16 juin 2000, date de la fin de leur mission financée par des fonds privés, Mir tourne à vide. Les Russes ont beaucoup de mal à accepter cette perte. Fin février, la Douma, chambre basse du parlement, a voté une résolution demandant au gouvernement de revenir sur sa décision de détruire Mir, une réalisation scientifique unique dont la valeur est aujourd'hui estimée à 1,5 milliard de dollars. Plusieurs centaines de Russes ont manifesté à Moscou devant l'Agence spatiale contre la mise à mort de la station, estimant qu'elle entraînerait un grand nombre de licenciements puisque Mir faisait travailler près de 200.000 personnes.
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