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Mardi 13 Janvier 2009 à 00:00

Audiovisuel: la tension monte au sein de la majorité

La tension est montée lundi sur le projet de loi sur l'audiovisuel au sein de la majorité, les centristes, dont les voix sont indispensables à l'UMP pour réunir une majorité au Sénat, réclamant une hausse de la redevance pour voter le texte.

Jean-François Copé, patron des députés UMP, a jeté de l'huile sur le feu en excluant toute hausse, hors inflation, de la redevance, lançant qu'il n'était pas question de "lâcher" sur ce point pour "complaire à tel ou tel sénateur centriste". Alors que les sénateurs centristes réclament une augmentation de deux euros de la redevance en plus de son indexation sur l'inflation - ce qui conduirait à une redevance de 121 euros en 2010 - M. Copé leur a opposé une fin de non-recevoir: "si on lâche sur ce point, c'est fini".

"Alors qu'un accord sur cette hausse se dessinait avant le week-end, la situation semble s'être retournée et le gouvernement est désormais opposé à cette hausse", indiquait-on au groupe UMP du Sénat. "Les sénateurs centristes nous prennent vraiment pour des bleus. On a déjà été très gentil d'endurer, pendant quatre semaines à l'Assemblée nationale, les affres du député centriste Jean Dionis du Séjour", a lancé M. Copé, ajoutant que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant était "convaincu" par ses arguments.

La réaction des sénateurs centristes n'a pas tardé, leur chef de file, Michel Mercier a jugé que "c'est excessif" et que "cela ne sert à rien d'injurier les autres". "Je ne crois pas que M. Copé soit en charge de la Culture ou du gouvernement", a rétorqué l'orateur du groupe Union Centriste, Hervé Maurey. "Nous attendons une réponse du gouvernement et de la ministre de la Culture et non pas du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté.

Les sénateurs UMP déjà pas très heureux de devoir discuter d'un texte dont la mesure emblématique, la suppression de la publicité sur France Télévisions, est déjà appliquée, n'ont pas non plus apprécié. "Ce n'est pas très convenable d'en rajouter maintenant" s'est indigné le rapporteur UMP de la Commission des Affaires culturelles, Michel Thiollière, dans les couloirs du Palais du Luxembourg. "Il faut accepter l'augmentation de deux euros de la redevance", a estimé l'ancien ministre Jean-Pierre Fourcade (UMP).

En séance, la majorité sénatoriale a lancé un avertissement au gouvernement en laissant adopter plusieurs amendements socialistes, la plupart contre l'avis de la ministre de la Culture, Christine Albanel. Un de ces amendements a justement porté sur la redevance, stipulant qu'elle était "la principale source de financement de France Télévisions". Il n'y a eu aucun vote contre cette disposition emblématique, approuvée par les deux rapporteurs de la commission des Affaires culturelles, la centriste Catherine Morin-Desailly et l'UMP, Michel Thiollière.

"C'est un principe absolument essentiel" pour faire "une télévision publique et pas d'Etat", a plaidé Mme Morin-Desailly. Contre toute attente, les sénateurs ont également voté deux autres amendements PS, contre l'avis du gouvernement, indiquant que tout journaliste de France Télévisions et Radio France "a le droit de refuser toute pression".

Ils ont également supprimé un article ajouté par le porte-parole de l'UMP, le député Frédéric Lefebvre sur la lutte contre "les discriminations, notamment ethnoculturelles", s'interrogeant sur la pertinence du mot "ethnoculturel". Les sénateurs, dans ce climat tendu, ont peu avancé et n'avaient en fin d'après-midi voté que le premier article d'un texte qui en comporte 57.
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