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Vendredi 6 Février 2009 à 00:00

Free bien parti pour être le quatrième opérateur mobile français en 2012

Le gouvernement français a fixé jeudi à 206 millions d'euros le prix de la dernière licence de téléphonie mobile disponible, un tarif sur mesure pour le fournisseur d'accès internet Free, prêt à l'acquitter pour devenir le quatrième opérateur français en 2012.

Le gouvernement a décidé de découper la dernière licence disponible en France en trois lots de fréquences, dont un réservé à un "nouvel entrant" sur le marché du mobile. "Nous proposons une règle simple, guidée par un souci d'équité avec les opérateurs existants (SFR, Orange, Bouygues Telecom, NDLR): fixer un prix correspondant au tiers du prix accordé précédemment, 619 millions d'euros, soit de l'ordre de 206 millions d'euros, pour un tiers des fréquences attribuées", a annoncé le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, devant l'Assemblée.

Les licences doivent être attribuées avant fin 2010 et les nouveaux services lancés en 2012, a rappelé M. Chatel. L'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a déjà indiqué qu'elle lancerait l'appel d'offres fin février-début mars. Le gouvernement semble vouloir satisfaire tous les opérateurs: ceux en place, qui voulaient des conditions "équitables" entre leurs licences mais surtout Free, candidat malheureux en 2007, qui refusait de payer en une fois l'intégralité de la licence.

De manière opportune, le fondateur et principal actionnaire de Free, Xavier Niel, s'est déclaré "prêt à payer" 210 millions d'euros pour devenir le quatrième opérateur, dans un entretien au Figaro. De quoi inciter le député apparenté PCF Patrick Braouezec à ironiser sur l'attribution d'une "Free-quence": "le calendrier est bouclé, les décisions sont prises". "Nous ne souhaitons pas de quatrième opérateur au rabais", a assuré par ailleurs M. Chatel, notamment "en termes de couverture du territoire", qui sera le critère essentiel sur ce lot de fréquences.

En revanche, pour les deux autres lots, qui seront attribués ensuite et ouverts à tous les opérateurs, le prix sera déterminant, une mise aux enchères étant selon M. Chatel "le meilleur moyen pour l'Etat de vendre au meilleur prix". Le gouvernement pourrait demander aussi "des engagements" aux opérateurs existants "de nature à favoriser le dynamisme du marché", en les "incitant à s'engager à assouplir les conditions d'accueil des MVNO (opérateurs virtuels, NDLR)".

La perspective d'un nouveau venu, souhaitée par les associations de défense des consommateurs, a toujours fait frémir Orange, SFR et Bouygues Telecom, la France étant le seul grand pays européen avec seulement trois opérateurs. Ces derniers n'ont pas commenté l'annonce dans l'immédiat. "C'est un prix qui est réaliste et qui rend l'opération envisageable", a estimé Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, promettant d'être attentif sur les engagements du nouvel entrant en termes de couverture du territoire.

Le nouvel opérateur, qui mettra des années à construire son réseau, pourra dans un premier temps louer ceux des autres pour commencer son activité, à condition qu'il couvre déjà, seul, 25% de la population. Sous couvert d'anonymat, un acteur du secteur lui souhaite "bien du plaisir" pour installer ses antennes alors qu'il est de plus en plus difficile de convaincre les riverains. Mercredi, Bouygues Telecom a été le premier opérateur condamné en France à démonter une antenne relais en application du principe de précaution.
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