Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Vendredi 23 Mars 2001 à 00:00

MIR : dernier spectacle de lumière

La station spatiale russe Mir s'est désintégrée dans l'atmosphère, ses débris enflammés illuminant dans un dernier spectacle le ciel des îles Fidji avant de plonger dans l'océan Pacifique.

"Mir a terminé son vol à 05H59 GMT" et ses débris sont en train de tomber dans l'océan Pacifique, a annoncé vendredi le centre de contrôle des vols spatiaux russe (Tsoup) à Korolev, près de Moscou, ajoutant que des fragments de la station continuaient à brûler dans l'atmosphère.

"Nous avons terminé un projet formidable et nous l'avons terminé dignement. C'est encore un exemple que la Russie était et reste encore une grande puissance spatiale", a déclaré le directeur de l'Agence spatiale russe, Iouri Koptev. Ce complexe unique de 137 tonnes est le plus gros engin spatial jamais détruit.

Jusqu'à 1.500 débris d'un poids total d'une vingtaine de tonnes, certains ayant la taille d'un petite voiture, devaient tomber dans un rayon de 1.500 km autour d'un point situé par 150 degrés de longitude ouest et 40 degrés de latitude sud, entre la Nouvelle-Zélande et le Chili, selon la même source.

Les débris en feu ont plongé dans l'atmosphère, passant au-dessus des îles Fidji et illuminant le ciel du Pacifique Sud d'une longue traînée orangée. "Les gens qui sont rassemblés ici sont en extase. C'est un spectacle incroyable", a raconté le correspondant de la chaîne CNN, Hugh Williams, à Nadi. "La lumière dans le ciel était phénoménale", a-t-il poursuivi, en décrivant "une longue traînée orangée traversant le ciel pendant environ une minute et demie".

Toute l'opération de destruction de la station russe s'est déroulée conformément au programme établi, à la grande joie du Japon et de la Nouvelle-Zélande qui craignaient une chute incontrôlée de Mir.

La station a reçu trois impulsions pour la freiner, dont la dernière, plus puissante que les autres, l'a précipitée dans les couches denses de l'atmosphère où elle s'est en grande partie désintégrée. Toute l'opération s'est déroulée conformément au programme établi, à la grande joie du Japon et de la Nouvelle-Zélande qui craignaient une chute incontrôlée.

Au Japon, il avait notamment été conseillé aux gens de rester chez eux au moment du passage de Mir, alors qu'en Nouvelle-Zélande des vols internationaux traversant le Pacifique Sud avaient été retardés.

Vingt-sept bateaux de pêche se trouvant en plein milieu du Pacifique, trop loin pour revenir au port, ont attendu avec nervosité la chute de Mir. Mais aucun dégât n'a été a déplorer, selon Tony Martin, directeur adjoint des autorités maritimes néo-zélandaises.

Le Chili avait protesté auprès de la Russie contre la destruction de Mir dans l'océan, accusant les Russes de l'utiliser comme une poubelle de l'espace. Le général Mario Avila, un responsable du Centre de contrôle satellitaire de l'Armée de l'air chilienne (FACH) à Santiago, a indiqué que "la chute de Mir n'a mis en péril aucune zone habitée de la planète". Selon lui, "les débris sont tombés à une plus grande distance des côtes chiliennes que nous l'avions prévu".

L'annonce de la destruction de Mir, si longtemps orgueil du programme spatial soviétique puis russe, a été accueillie dans un silence émouvant au centre de contrôle de Korolev. "Nous, les cosmonautes, nous allons aller boire ensemble un peu de cognac. Nous ne sommes pas prêts d'effacer Mir de notre mémoire", a déclaré en soupirant Alexandre Lazoutkine.

‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution