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Mercredi 18 Février 2009 à 00:00

Spécialiste ou homme-orchestre, l'avenir du journaliste fait débat

Spécialiste d'un média ou homme orchestre aussi bien capable de rédiger une longue enquête, que d'envoyer photo et vidéo ou de tenir un blog, le rôle du journaliste fait débat dans des rédactions dont le modèle économique est bouleversé par l'internet.

Face à la baisse du nombre de lecteurs et des recettes publicitaires, tous les journaux cherchent désormais de nouveaux relais de croissance en développant leurs sites internet ou des services d'informations sur les téléphones mobiles. Certains éditeurs ont décidé de mutualiser leurs rédactions papier et web et de former tous leurs journalistes aux nouvelles techniques liées à l'internet: prise de photos ou de sons, montage de vidéos, animation d'un blog... Le groupe NextRadioTV, (BFM, BFM TV, RMC...) est pionnier en la matière.

En 2008, il a créé une agence interne, baptisée RMC Sport, et chargé de fournir des informations sportives à l'ensemble des médias du groupe. La matière première collectée par les journalistes est centralisée au niveau de quatre desks (radio, TV, internet, presse écrite), qui produisent des contenus pour la chaîne de la TNT BFM TV, les radios BFM et RMC, les quotidiens La Tribune et Le 10 Sport, et les sites internet du groupe. Le groupe Les Echos a lui aussi annoncé son intention de fusionner les rédactions web et papier de ses titres, pour qu'elles soient capables d'alimenter le journal, le site internet, les services d'information de téléphonie mobile, les émissions de télévision et de radio partenaires.

L'avantage est en premier lieu financier: trouver de nouvelles ressources et faire connaître sa marque à un plus large public, avec les mêmes moyens humains. Mais cette mutation ne va pas sans difficultés: réticence des journalistes, problème de droits d'auteurs et de contrats de travail, et surtout inquiétudes sur la qualité... Car si les outils techniques sont de plus en plus simples à utiliser, faire du journalisme sur l'internet, ce n'est pas simplement y transposer l'article qui doit paraître dans l'édition imprimée du lendemain.

Le rythme, la présentation des informations, l'écriture, l'interactivité avec le lecteur: tout est différent. "Sur internet, on ne fait pas un quotidien, mais une radio, avec de l'actualité chaude le matin et de plus en plus de divertissement à mesure qu'on avance dans la journée", expliquait récemment le président de 20 Minutes France, Pierre-Jean Bozo, lors d'un débat organisé à l'occasion des 30 ans de l'Institut pratique de journalisme (IPJ). "Aux Etats-Unis, pas mal de titres ont tenté la rédaction unique et sont revenus en arrière. Ce n'est pas du tout le même métier", note Philippe Jannet, directeur du Monde Interactif.

"Si un journaliste qui va à une conférence de presse fait des photos, du son, de la vidéo, puis va sur le web, pendant ce temps il ne fait pas de vérifications, d'interviews pour son papier du soir. Il faut du temps pour écrire un article", explique-t-il à l'AFP. "Au Parisien, la discussion n'est pas achevée. Nous avons constitué une équipe expérimentale de 12 journalistes de terrains polyvalents en juin 2007. On a vu très rapidement que sur un même reportage, il n'était pas possible de décliner tout la palette de l'outil", expliquait Denis Carreaux, directeur adjoint du parisien.fr, lors du débat de l'IPJ. Depuis, le quotidien a proposé des formations à l'ensemble de ses rédacteurs pour que chacun acquière une compétence particulière: son, photo, vidéo, blogs...
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