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Mercredi 18 Février 2009 à 00:00

Obésité infantile: publicitaires et chaînes signent une charte mercredi

Publicitaires et professionnels de l'audiovisuel s'apprêtent à signer mercredi une charte de bonne conduite contre l'obésité infantile, alors qu'un amendement à la loi sur l'hôpital menace d'interdire la pub pour la "malbouffe" pendant les émissions pour enfants.

La charte vise simplement à "promouvoir une alimentation et une activité physique favorables à la santé dans les programmes et les publicités". Elle est signée en présence des ministres de la Santé et de la Culture, avec le Conseil supérieur de l'audiviosuel (CSA). "Scandalisé", Olivier Andrault de l'UFC-Que Choisir estime qu'il s'agit d'un "contre-feu pour éviter une réglementation" plus contraignante, telle que proposée par l'amendement 552 au projet de loi sur l'hôpital, en cours de discussion.

Les associations de consommateurs, comme la Société française de nutrition, estiment que la publicité pour des boissons et produits alimentaires trop gras, trop sucrés ou trop salés contribuent à l'obésité infantile. Mi-avril 2008, Roselyne Bachelot annonçait son intention de limiter "la publicité à des heures ciblées", suscitant une levée de boucliers de la part des chaînes jeunesse qui tirent une bonne partie de leurs ressources de ce genre de publicité.

Le CSA estimait ainsi qu'une mesure autoritaire pouvait entraîner "une diminution potentielle de l'offre de programmes jeunesse", "une remise en cause directe des perspectives de développement de Gulli", seule chaîne jeunesse gratuite de la TNT, et "une fragilisation du secteur de la production d'animation française". Présidente de Gulli, Emmanuelle Guilbart évalue la publicité des aliments pour enfants à "30% des revenus de la chaîne".

Le CSA et le ministère de la Culture se déclaraient favorable à "une solution concertée fondée sur des engagements volontaires", la solution qui a été finalement retenue après un arbitrage de l'Elysée. Opter pour cette charte "constitue un renoncement à agir et à mettre en oeuvre toutes les recommandations des nutritionnistes et des pédiatres", estime M. Andrault. Il rappelle que les grandes agences sanitaires ont préconisé de limiter les publicités dans les programmes pour enfants aux aliments dont le contenu nutritionnel est bon (ni trop salés, ni trop sucrés, ni trop gras), "comme c'est le cas en Angleterre depuis un an et demi".

La charte propose notamment la diffusion de spots et d'émissions faisant la promotion d'une bonne hygiène alimentaire et d'activités physiques, et de messages aux parents. Mi-octobre 2008, Gulli a ainsi introduit dans sa grille une émission hebdomadaire, "C moi qui régale", pour apprendre à manger équilibré. Selon Gérard Noël, vice-président de l'Union des annonceurs (UDA), les industries agroalimentaires s'engagent par cette charte à ce que leurs publicités s'inspirent "plus directement des recommandations des autorités sanitaires", et à parrainer des programmes d'éducation au bon comportement alimentaire.

A l'assemblée nationale, plusieurs parlementaires poursuivent leurs efforts pour l'adoption d'amendements interdisant "la diffusion de messages publicitaires télévisées ou radiodiffusés portant sur les produits alimentaires sucrés pendant les émissions destinées aux enfants". 18% des enfants de 3 à 17 ans, soit près d'un sur 5, sont en surcharge pondérale, dont 3,5% sont considérés comme obèses.
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