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Mardi 24 Février 2009 à 00:00

Perte du satellite de détection du CO2: revers pour l'étude du climat

Une importante mission de la Nasa consacrée à l'étude des gaz à effet de serre a échoué mardi, avec la mise en orbite ratée d'un satellite, marquant un revers important pour la compréhension des mécanismes du climat, selon des responsables de l'agence spatiale.

Il s'agissait de la première mission de la Nasa pour détecter, mesurer et cartographier les émissions de dioxyde de carbone (CO2) autour du globe produites par les activités humaines ou émanant de sources naturelles ainsi que des puits d'absorption du CO2 comme les forêts tropicales et les océans. Le CO2 est le principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique. Lancé dans la nuit de lundi à mardi depuis la base militaire de Vandenberg en Californie (ouest), à bord d'une fusée Taurus XL de la société Orbital Science Corporation, le satellite OCO (Orbiting Carbon Observatory) n'a pas pu être largué du troisième étage qui s'est écrasé dans l'océan à proximité de l'Antarctique.

"Selon les indications préliminaires, le module de la fusée Taurus XL ne s'est pas séparé" du satellite, a déclaré lors d'une conférence de presse Chuck Dovale, directeur du lancement à la Nasa. Selon lui, le module tombé dans l'océan ne présente pas de danger pour l'environnement, mentionnant seulement qu'il y avait de l'hydrazine à bord, un carburant pour les moteurs de fusée.

"Une équipe d'enquêteurs procédera à une enquête approfondie pour déterminer la cause et nous volerons de nouveau", a dit John Brunschwyler, responsable du programme de la fusée Taurus pour la société OSC, notant qu'il s'agit du deuxième échec du lanceur sur 58 tirs depuis dix ans. "OCO était une mission importante pour mesurer un élément essentiel du cycle carbonique", a jugé Michael Freilich, directeur de la division science de la Terre à la Nasa, soulignant qu'il a fallu près de huit ans de travail pour développer et construire le satellite.

Citant le satellite japonais Ibuki lancé en janvier également pour mesurer les émissions de CO2 et de méthane terrestres, M. Freilich a relevé que "la science avançait" mais qu'il "était encore difficile d'évaluer l'impact de la perte d'OCO sur notre compréhension du cycle carbonique". Il n'a pas été en mesure de dire si la Nasa allait ou non reconstruire un satellite. OCO, une mission de 278 millions de dollars prévue de durer deux ans, aurait pour la première fois fourni une image complète des émissions de CO2 émises ainsi que des puits d'absorption de ce gaz sur la planète, selon la Nasa.

Les données recueillies auraient permis de faire une carte de la distribution géographique des sources de CO2 et d'étudier leurs changements dans le temps, donnant aux scientifiques un instrument précieux pour affiner leurs prédictions sur les changements climatiques, avait expliqué avant le lancement Ralph Basilio, un responsable du projet au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.
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