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Jeudi 5 Mars 2009 à 00:00

Le gouvernement se saisit du dossier polémique des antenne-relais

Le Premier ministre François Fillon a décidé d'organiser une table ronde sur les dangers potentiels des téléphones mobiles pour la santé, pour répondre aux inquiétudes sur les antennes-relais, alors que deux jugements récents ont contraint des opérateurs à démonter leurs antennes.

Cette réunion intitulée "radiofréquence, santé, environnement" se tiendra le 26 mars, a indiqué mercredi le ministère de la Santé. La décision tombe après que deux opérateurs, SFR le 16 février et Bouygues Télécom le 4 février en appel, ont été condamnés à démonter une de leurs antennes relais, en raison de l'incertitude sur leur impact sanitaire. Les opérateurs Orange, SFR et Bouygues Telecom craignent que se multiplient les procès. En invitant toutes les parties concernées, le gouvernement tente d'apaiser et de clarifier le débat.

"Le gouvernement doit faire un choix : est-ce qu'il souhaite qu'on continue à utiliser la téléphonie mobile ou pas?", a lancé mercredi Martin Bouygues, PDG du groupe du même nom. "Alors même qu'on voit fleurir dans toute la France des procès sur le problème des antennes-relais, je me demande comment on peut attribuer une licence et déployer un réseau", a-t-il dit, alors que l'appel d'offres pour une 4 licence de téléphonie mobile doit être lancé dans les prochains jours.

"Le Premier ministre a pris une décision très claire, la décision c'est qu'on va faire une réunion dont il a confié le pilotage à (la ministre de la Santé) Roselyne Bachelot", a souligné mercredi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno à l'issue du Conseil des ministres. Dans sa lettre de mission, en date du 26 février, adressée à la ministre de la Santé, M. Fillon demande que ce "débat-citoyen" fasse la distinction entre téléphones portables et antennes relais.

Pour le Premier ministre, l'"approche de précaution paraît justifiée" sur la question de "l'impact sanitaire" de l'utilisation des téléphones mobiles", bien que "les expertises disponibles ne permettent pas de conclure sur le lien éventuel entre utilisation de téléphone mobile et un risque de cancer".

En revanche, selon lui, "l'hypothèse d'un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile ne peut être retenue" en l'état actuel des connaissances et "compte tenu des faibles niveaux d'exposition autour des ces installations". La table-ronde qui "devra traiter de tous les sujets, sans détour" réunira autour de Mmes Bachelot et Jouanno et de la secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, des scientifiques, associations et représentants de collectivités territoriales.

Mme Kosciusko-Morizet, qui avait lancé cette idée d'un "Grenelle des antennes" initialement envisagé le 19 mars, a pour sa part souligné mercredi la nécessité de "faire écho à l'inquiétude des Français", même si la littérature scientifique l'incite "à plus de réticence" sur l'usage du téléphone que sur celui des antennes.

Pour l'Académie de médecine, les antennes ne présentent aucun risque démontré. "Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables: être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes", relève cette instance conseillère des pouvoirs publics.
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