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Jeudi 26 Mars 2009 à 00:00

A Baïkonour, les touristes de l'espace plus nombreux qu'on ne pense

"Cela paraissait impossible.

C'est comme percer les secrets du Vatican !": le "touriste" Jean-Pierre Leclercq n'en revient toujours pas de voir son rêve se réaliser, en assistant, via une agence de voyage spécialisée, au lancement d'une fusée à Baïkonour. Pour un passionné de longue date comme lui, "Baïkonour est encore plus mythique que Cap Canaveral", la base spatiale américaine, puisque c'est d'ici qu'est parti en 1961 le Soviétique Iouri Gagarine, premier homme dans l'espace. A plus de 6.000 euros pour un voyage d'à peine une semaine, un tel déplacement n'est certes pas à la portée de tout le monde, reconnaît-il.

Pour ce prix, la brochure de l'agence de voyage française Grand Nord Grand Large promet aux clients qu'ils pourront, outre voir le lancement promis jeudi, "pénétrer dans l'univers fermé et inaccessible des astronautes". Le programme prévoit une visite en banlieue de Moscou de la Cité des Etoiles, où s'entraînent les cosmonautes russes, et du Centre de contrôle des missions, puis un vol de trois heures vers Baïkonour, situé dans la steppe kazakhe, non loin de la mer d'Aral.




Côté russe, un organisme appelé Association internationale des participants aux activités spatiales (MAKD) se charge du principal obstacle: procurer aux touristes russes et étrangers le permis d'entrée dans Baïkonour, qui a toujours le statut de ville fermée. Les agences de voyage organisent le reste. Le décollage du Soyouz est attendu jeudi à 17H49 locales (11H49 GMT). Il doit emmener deux cosmonautes russe et américain et un "touriste de l'espace" américain, Charles Simonyi, à la Station spatiale internationale.

En attendant l'heure H, les autres "touristes" ont assisté mercredi, un soupçon désorientés, à la dernière conférence de presse de l'équipage, et l'ont mise à profit pour tenter de repérer les membres de leurs familles et les anciens cosmonautes. Pour Jean-Pierre Leclercq, informaticien français âgé de 60 ans, le voyage dépasse d'ores et déjà ses espérances, en particulier le vol Moscou-Baïkonour dans l'avion spécialement affrété pour les officiels et anciens cosmonautes russes.




L'autre point fort fut, mardi, le lent mais spectaculaire transport de la fusée, juchée sur un train, hors du hangar d'assemblage vers la base de lancement: "Vous vous rendez compte, la fusée est passée juste devant nous, tellement près!", s'exclame-t-il. Pour ces touristes un peu particuliers, une facture même salée pèse souvent peu face à la perspective de voir se réaliser le rêve de toute une vie. "J'ai trop rêvé" de Baïkonour, confie à l'AFP Yves Lesens, ancien professeur de sciences belge de 62 ans, l'un des trois clients de cette agence: "Quel que soit le prix, j'ai dit oui".

Il se rappelle comme hier le lancement du premier spoutnik en 1957 et l'époque de la gloire de Gagarine: "La conquête de l'espace a frappé les gens. L'instituteur ne parlait que de ça, le curé aussi", raconte-t-il. Michel Bonnin, un Français de 77 ans, en est à son deuxième voyage à Baïkonour: "J'ai appris beaucoup de choses et j'ai eu envie de revoir", témoigne-t-il. "Si vous ne voulez pas vieillir trop mal, mieux vaut ne pas se contenter de Derrick à la télé", sourit-il.

Dans de telles circonstances, ces "autres touristes de l'espace" se sentent-ils proches du milliardaire Simonyi, qui a payé 35 millions de dollars son deuxième billet pour l'apesanteur ? "On se dit qu'on aimerait bien être à sa place. Si j'avais eu l'opportunité, je l'aurais saisie", répond M. Leclercq.
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