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Mercredi 1 Avril 2009 à 00:00

Orange touché, le football français a peur de couler

L'interdiction faite à Orange de subordonner l'abonnement à Orange Sport à une souscription "triple play" (télévision, téléphone et internet), confirmée mardi, en attendant le jugement sur le fond, fait trembler le football, et plus généralement le sport français, qui craint de perdre un de ses financeurs.

La décision de la cour d'appel de Paris "est une très mauvaise nouvelle", s'inquiète le président du syndicat des clubs UCPF (Union des clubs professionnels français), Jean-Pierre Louvel. "On veut exclure Orange du marché (des droits télés, ndlr). A terme, ça peut être catastrophique". Orange verse en effet 203 millions d'euros par saison (jusqu'en 2012) à la Ligue de football professionnel (LFP) notamment pour le match du samedi soir, en exclusivité sur sa chaîne Orange Sport, soit près d'un tiers des droits télés (Canal+ paie 465 M EUR).

Orange a rapidement annoncé qu'il prolongeait la suspension de la commercialisation de sa chaîne payante Orange Sport, en attendant l'arrêt sur le fond. Car la Cour d'appel a confirmé l'exécution provisoire mais ne se prononcera que plus tard sur le fond. Le dossier sera examiné le 30 avril. Cette date est celle de la grande bataille décisive. La décision de mardi était prévisible, la cour d'appel casse rarement une décision du tribunal de commerce sans se prononcer sur le fond. Dans les couloirs de la LFP, on minimise d'ailleurs la portée de la décision technique rendue mardi.

Les autres sports avec Orange
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Les magistrats rappellent eux-mêmes dans leur ordonnance qu'ils ne voient pas en quoi la décision de mardi "conduirait à des conséquences disproportionnées (...) ou irréparables" alors "qu'en cas d'infirmation du jugement", Orange "pourra reprendre la commercialisation selon les modalités antérieures". En attendant, le football français, dont les finances des clubs dépendent pour plus de la moitié des lucratifs droits télévisés, s'aligne auprès d'Orange.

Orange argue du fait que son modèle économique, mêler contenus exclusifs et réseaux, a toujours été validé, notamment par l'autorité de la concurrence. "A chaque étape on nous a dit: +oui, oui, oui!+, s'était emporté Nicolas Guérin, directeur juridique Concurrence de France Telecom (la maison-mère d'Orange), et on a acquis les droits (de la L1) sur cette base-là. Si on change les règles du jeu, ça devient un problème juridique".

Lundi, les autres sports collectifs français, réunis dans l'ANLSP (Association des ligues des sports professionnels) ont rejoint le football en s'alignant auprès d'Orange par le biais d'une "intervention volontaire". Car le sport français, qui dépend comme le football surtout de l'argent des télés (dont une petite partie est reversée aux amateurs), a besoin d'un concurrent puissant pour contrer Canal+ lors des appels d'offres. Sinon la télévision de Vivendi profiterait d'être seule en scène pour nettement baisser les enchères.

La bataille s'inscrit d'ailleurs dans la véritable guerre que se livrent France Télécom/Orange et Vivendi/Canal.
Le sport français et Orange ont jusqu'au 30 avril pour fourbir leurs armes.
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