Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Jeudi 2 Avril 2009 à 00:00

Quatre journalistes entendus par la police dénoncent des "intimidations"

Quatre journalistes ont été entendus mercredi par la police après une plainte de France 3 concernant la diffusion sur internet de propos tenus hors antenne par Nicolas Sarkozy, et ont dénoncé à leur sortie des mesures d'"intimidation" à leur encontre.

Augustin Scalbert, du site Rue89, Joseph Tual et Karine Azzopardi de France 3, ont d'abord été entendus en matinée par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), après être venus escortés par une cinquantaine de confrères venus manifester leur solidarité. Puis Pierre Haski, directeur du site Rue89 qui a mis en ligne la vidéo, a à son tour été entendu dans l'après-midi.

Après ces auditions, il appartient désormais au parquet de Paris de donner une suite ou non aux poursuites engagées. France 3 a porté plainte pour "vol, recel et contrefaçon" à la suite de la diffusion sur internet, en particulier sur Rue89, d'une vidéo montrant un Nicolas Sarkozy hors antenne, visiblement irrité, avant qu'il intervienne dans le "19/20", le 30 juin 2008. Selon Pierre Haski, il n'y a "aucun doute que c'est une action très politique qui a été menée", assurant qu'un conseiller de l'Elysée avait évoqué devant lui une pression de la présidence de la République sur France Télévisions en vue d'un dépôt de plainte.

"On se paye deux cibles d'un seul coup dans cette affaire: on veut remettre au pas France 3, qui est la chaîne que Sarkozy a dans le collimateur depuis longtemps, et on envoie un signal d'intimidation au monde d'internet qui pour l'instant ne joue pas le jeu de cette information politique qui est de plus en plus de la communication", a estimé M. Haski, lors d'une conférence de presse au siège de l'organisation Reporters sans frontières.

De son côté, Joseph Tual a reproché à la direction de France Télévisions d'avoir collaboré avec la police pour aboutir à cette convocation, en fournissant des images prises par les caméras de surveillance. "Des journalistes ont balancé d'autres journalistes", a-t-il estimé, évoquant Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, et Patrice Duhamel, numéro deux du groupe public. Les journalistes estiment que le parquet "devrait classer" l'affaire sans suite. "Si la motivation principale est politique, ils iront peut être jusqu'au bout", a toutefois déclaré Pierre Haski.

Sur la vidéo, visionnée à plusieurs centaines de milliers de reprises, M. Sarkozy semblait irrité parce qu'un technicien de France 3 ne lui avait pas rendu son salut avant l'interview. Il avait également demandé au journaliste de France 3 Gérard Leclerc combien de temps il était resté "au placard". France 3 avait immédiatement lancé une enquête interne et "condamné avec la plus grande fermeté le piratage" de ces images.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution