Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Lundi 6 Avril 2009 à 00:00

La Corée du Nord soulève un tollé international en lançant un "satellite"

La Corée du Nord a affirmé dimanche avoir placé un "satellite" en orbite, au grand dam des Etats-Unis et du Japon qui soupçonnent un test de missile déguisé et réclament une forte réponse internationale à quelques heures d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

Pyongyang, qui possède un long passé de déclarations sujettes à caution, a assuré avoir placé en orbite un satellite de télécommunications. Tokyo, Washington et Séoul estiment en revanche que ce tir viole deux résolutions adoptées en 2006 par le Conseil de sécurité, qui interdisent à la Corée communiste "tout nouvel essai nucléaire ou tir de missile balistique".

Les quinze membres du Conseil de sécurité doivent se réunir à 19H00 GMT à New York, a annoncé le porte-parole de l'ambassadeur mexicain à l'ONU, Claude Heller, dont le pays assure ce mois-ci la présidence du Conseil. Le président américain, Barack Obama, a quant à lui réprouvé une "provocation" et appelé à une "réponse internationale forte". "Le lancement aujourd'hui d'un missile Taepodong-2 était une flagrante violation de la résolution 1718 du Conseil de sécurité des Nations Unies", a-t-il estimé avant un discours consacré à la prolifération nucléaire à Prague.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déploré l'initiative nord-coréenne qui "va à l'encontre des efforts pour promouvoir le dialogue, la paix régionale et la stabilité". Le lancement de l'engin, qui a survolé l'archipel japonais, a été confirmé par les autorités américaine, russe et japonaise. Lanceur de satellite ou missile, il était dimanche difficile de se prononcer, les deux opérations reposant sur des technologies voisines.

La Corée du Sud a entretenu la confusion en déclarant, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Yu Myung-hwan, que son frère ennemi du Nord avait "apparemment tenté de lancer un satellite", mais avait échoué. Pyongyang soutient avoir réussi le lancement de son satellite, qui effectue ses rotations normalement sur son orbite" et diffuse des chants patriotiques à la gloire du régime de Pyongyang, selon l'agence officielle KCNA.

L'armée américaine a en revanche affirmé que la Corée du Nord n'avait pas placé de satellite en orbite. Selon elle, le premier étage de l'engin est retombé en Mer du Japon et le deuxième dans l'océan Pacifique, et aucun débris n'est retombé au Japon. La Corée du Nord avait provoqué deux crises internationales en 1998 puis en 2006 en procédant à des tirs de missiles longue portée. Le tir de 2006 avait été unanimement condamné à l'ONU, entraînant le vote de résolutions.

Puissance nucléaire depuis 2006, la Corée du Nord a proclamé son droit à développer un programme spatial "à des fins pacifiques", au même titre que l'Iran qui a placé en orbite début février son premier satellite. Le régime communiste avait prévenu fin février qu'il lancerait un "satellite de télécommunications" mais les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnent le Nord de vouloir développer ses capacités balistiques en testant une version améliorée du Taepodong-2, déjà expérimenté en juillet 2006.

Prenant les devants d'un probable courroux international, Pyongyang a averti que de nouvelles sanctions de l'ONU seraient perçues comme "un acte hostile" entraînant la rupture des négociations sur sa dénucléarisation, actuellement enlisées. Le Japon, l'un des premiers concernés en raison de sa proximité géographique, a jugé le tir "extrêmement regrettable" et a été l'un des premiers à exiger une réunion d'urgence à l'ONU.

La présidence tchèque de l'Union européenne a condamné "fermement" le tir, estimant qu'il fragilisait la stabilité régionale, tout comme la France, le président Nicolas Sarkozy dénonçant une "provocation". Deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, la Chine et la Russie, ont en revanche adopté des positions plus nuancées, s'abstenant de critiquer Pyongyang et appelant à la retenue.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution