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Lundi 20 Avril 2009 à 00:00

Les opérateurs mobiles obligés, malgré tout, d'implanter des antennes

D'un côté l'Etat leur impose de couvrir la quasi-totalité du territoire, de l'autre les riverains, inquiets pour leur santé, sont de plus en plus nombreux à demander, voire obtenir, le démontage d'antennes: la situation vire au casse-tête pour les opérateurs mobiles.

"Il n'y a pas de téléphone mobile sans antenne-relais!", insiste Jean-Marie Danjou, délégué général de l'Association française des opérateurs mobiles (Afom). Selon l'Afom, la France compte 49.000 antennes-relais sur un total de 130.000 émetteurs d'ondes (télévision, radio, police...). Orange a 17.200 sites (avec parfois plusieurs antennes), SFR 17.000 et Bouygues Telecom 14.500, certaines antennes étant partagées.

Ces réseaux leur coûtent cher -plusieurs centaines de millions d'euros par an- et continuent de s'étendre, en campagne, pour servir les zones blanches (non couvertes), et en ville pour éviter les saturations (une antenne est saturée au-delà d'une soixantaine de communications simultanées). En 2008, 2.200 nouvelles antennes ont été implantées, Bouygues Telecom évoquant un coût moyen de 200.000 euros chacune. Son directeur du réseau Christian Gasser explique qu'il est "assez difficile" de trouver des emplacements, encore plus avec "l'environnement global" de méfiance des riverains.

Il faut aussi mettre à jour les équipements, notamment pour permettre l'internet sur mobile, grâce à la 3G: "nous avons renouvelé environ 1.000 antennes en 2008", indique un porte-parole d'Orange, avec "des délais de 18 à 24 mois" pour chacune, le temps d'obtenir les autorisations nécessaires. Les licences des opérateurs leur imposent de couvrir environ 99% de la population. "Pour tout site non-ouvert par rapport à notre licence, la sanction financière est de 40.000 euros", explique une porte-parole de Bouygues Telecom.

Les Français, qui sont 91,3% à utiliser un mobile, sont parfois aussi demandeurs d'un meilleur réseau pour mieux capter à leur domicile, à leur travail ou dans leur maison de campagne. "Nous sommes dans une situation paradoxale, d'un côté nos obligations de couverture, des clients qui demandent une meilleure qualité de réception, des besoins en haut débit mobile qui explosent, et de l'autre des décisions de justice qui vont dans le sens contraire", résume-t-on chez SFR. Un exemple illustre bien la contradiction actuelle pour les opérateurs.

Orange est confronté, à Paris, à deux pétitions : dans le 12e arrondissement, des riverains demandent le retrait d'une antenne, invoquant le "principe de précaution". Dans le 11e, les locataires de plusieurs immeubles se plaignent d'une mauvaise couverture. Pour l'association de défense des riverains Robin des Toits, la solution est toute trouvée: implanter des antennes plus petites et moins émettrices d'ondes. Ce qui coûterait plus cher aux opérateurs, obligés d'en installer beaucoup plus.

"C'est impossible techniquement de faire fonctionner un réseau de téléphonie mobile avec des micro-antennes et ça ne réduirait pas l'exposition car les antennes seraient plus proches des gens", rétorque le porte-parole de l'Afom. La situation risque encore de se compliquer avec l'arrivée d'un quatrième opérateur, qui doit être désigné cette année à l'issue d'un appel à candidatures et devra déployer des milliers d'antennes pour bâtir son réseau.
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