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Jeudi 23 Avril 2009 à 00:00

Radiofréquences: une table ronde va tenter de clarifier le débat

Une table ronde est organisée jeudi par le gouvernement pour examiner l'effet potentiel des radiofréquences sur la santé, alors que plusieurs jugements récents demandent aux opérateurs de téléphonie mobile de démonter des antennes.

Elle rassemblera une cinquantaine de représentants des opérateurs, des usagers, des collectivités locales et de l'Etat autour de la ministre de la santé Roselyne Bachelot et des secrétaires d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) et Chantal Jouanno (Ecologie). Il s'agit de faire le point sur les connaissances scientifiques et sur les réglementations en vigueur, a-t-on indiqué au ministère de la Santé.

Les associations de défense de l'environnement, qui craignent un exercice "de communication", exigent "un débat ouvert, sans tabou ni a priori d'aucune sorte". La question de l'impact sanitaire des ondes divise les experts et si rien n'est prouvé, les craintes se font de plus en plus nombreuses. Les cas de particuliers se plaignant de maux de tête, de vertiges et de vomissements et accusant l'antenne placée à proximité de leur logement se multiplient. Cette situation nourrit une inquiétude diffuse dans une partie de la population qui en appelle au principe de précaution.

Dans le doute, les riverains sont de plus en plus nombreux à faire bloc contre les antennes et à en demander en justice le démontage. Le 4 février, Bouygues Telecom a été condamné en appel à Versailles à démonter une antenne dans le Rhône, une première en France, la cour invoquant l'"incertitude" concernant un éventuel impact sur la santé des riverains. SFR a également été condamné le 16 février à Carpentras (Vaucluse) pour le même motif, ainsi que pour nuisance esthétique.

Et le 5 mars, Orange s'est vu interdire par le tribunal de grande instance d'Angers l'installation de trois antennes sur le clocher d'une église, à proximité d'une école. Un vrai casse-tête pour les opérateurs auxquels l'Etat impose de couvrir la quasi-totalité du territoire. Cette table ronde devra permettre de "clarifier les choses", espère Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie. "Je voudrais que sur la partie antennes, on nous clarifie les choses, parce qu'il y a des études officielles qui nous disent qu'il n'y a pas de risque avéré pour la santé et il y a d'autres études qui disent qu'il y a quand même un risque", déclare-t-elle à l'AFP.

"Il faut se mettre d'accord sur le protocole d'études" et qu'il soit "contradictoire", estime Mme Jouanno. Pour autant, il ne faut pas se "tromper de sujet" et se "focaliser" sur les antennes car selon elle, "le vrai sujet sur lequel on a dit qu'il y a des incertitudes c'est le téléphone portable". La ministre se prononce pour l'interdiction du portable pour les enfants de moins de dix ans et souhaite le lancement d'un téléphone portable qui ne pourrait être utilisé qu'avec une oreillette.

Le format de cette table ronde est le même que celui du Grenelle de l'environnement, avec cinq collèges: Etat, collectivités, associations, syndicats et organisations patronales. Après le 23 avril, plusieurs réunions des groupes de travail sont prévues courant mai qui devront déboucher sur une deuxième table ronde à la fin du mois. "C'est l'Etat qui tranchera", indique Mme Jouanno, "mais pas seul, parce que si on organise une table ronde, c'est pour que chacun prenne ses responsabilités".
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