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Vendredi 24 Avril 2009 à 00:00

Radiofréquences: le Grenelle des ondes démarre prudemment

Le "Grenelle des ondes" a démarré prudemment jeudi, avec l'ambition affichée du gouvernement de réduire la confrontation entre opérateurs de téléphonie mobile et écologistes, qui ont prévenu qu'ils attendaient des "décisions" au-delà du simple dialogue.

D'entrée, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno a semblé faire une concession aux écologistes, en évoquant devant la presse leur requête d'un moratoire sur l'implantation de nouvelles antennes pendant quelques mois. Cette table ronde "radiofréquences, santé et environnement", tenue au ministère de la Santé, veut essayer de répondre aux inquiétudes grandissantes dans la population sur l'impact des ondes sur la santé. Ont été conviés une cinquantaine d'acteurs concernés par le sujet -représentants de l'Etat, associations, élus, syndicats, opérateurs...

Jean-Marie Danjou, délégué général de l'Association française des opérateurs mobiles (Afom), a souhaité que l'on sorte des "confrontations stériles" et des "dialogues de sourds". "Des acteurs commencent à se parler, il faut encore qu'il s'écoutent et s'entendent", a noté Stephen Kerckhove, délégué général de l'association Agir pour l'environnement, qui "veut des décisions". "Un simple guide des bonnes pratiques ou une charte, ça ne suffira pas", prévient-il.

Les représentants du gouvernement se sont dits prêts à prendre le temps qu'il faudra, alors que le processus doit en principe durer jusqu'à fin mai, avec trois séances de travail et une réunion plénière de synthèse. "S'il faut plus de temps, nous prendrons plus de temps", a assuré Roselyne Bachelot, ministre de la Santé. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, a reconnu que "personne n'est satisfait de la situation actuelle", et que la réglementation "a besoin d'être remise à jour".

Pour les responsables gouvernementaux, il est clair cependant que les risques sanitaires sont plus du côté des téléphones portables que des antennes. "Les portables sont notre priorité numéro 1", a dit Chantal Jouanno. "On sera aussi ferme sur les antennes que sur les portables", a rétorqué Janine le Calvez, présidente de l'association Priartem. Pour cette première journée, les choses n'ont guère avancé. "On a débattu de la forme que pourrait prendre le débat, on en est aux balbutiements", a relevé Stephen Kerckhove, pour qui "il faut de la réglementation".

M. Danjou a rappelé que les opérateurs doivent couvrir l'ensemble du territoire et se voient obligés par la justice de démonter des antennes. "Nous ne pouvons être à la fois dans l'obligation d'installer les antennes-relais et de les démonter", a-t-il noté, demandant un cadre juridique "stable et clair". "Cette table ronde doit mettre un terme à l'instabilité juridique" et "concilier protection de l'environnement et développement économique", a renchéri France nature environnement (FNE).

Mme Jouanno a évoqué "la possibilité de suspendre l'implantation de nouvelles antennes" en attendant une étude sur le sujet que doit rendre en septembre l'Afsset (Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail), comme le demandait FNE. Un moratoire qui cependant nécessiterait un "arbitrage interministériel", a-t-elle reconnu. Elle s'est déclarée favorable à la non-utilisation du portable par les enfants jusqu'à leur entrée au collège. La première réunion de travail, sur les antennes, se tiendra le 6 mai, soit beaucoup trop tôt pour les associations qui réclament la présence d'experts scientifiques et l'organisation d'un débat entre eux.
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