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Mercredi 6 Mai 2009 à 00:00

Jean-Luc Hees: retour à la Maison ronde pour "un enfant d'Inter"

Le journaliste Jean-Luc Hees, 57 ans, nommé mercredi en Conseil des ministres à la présidence de Radio France, connaît sur le bout des doigts la radio phare du groupe radiophonique public, France Inter, où il a passé 30 ans et qu'il a dirigée.

Jean-Luc Hees, né le 10 août 1951 à Evreux, est "un enfant d'Inter": après des débuts à l'ORTF, il a travaillé trente ans au sein de cette station, avant d'en être débarqué en 2004... à l'arrivée de Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France. Il a rejoint France Inter en 1981 comme correspondant à Washington jusqu'en 1990. A son retour en France, il est nommé rédacteur en chef et présente le journal de 13H00 ainsi que le magazine culturel quotidien "Synergie".

Le journaliste devient directeur de la rédaction en 1995, puis directeur de la station en 1997. Il quitte la maison en 2004, trois semaines après l'arrivée de Jean-Paul Cluzel. Depuis 2006, il travaille à Radio Classique, où il a d'abord présenté une émission de début de soirée, avant d'animer la tranche matinale depuis septembre 2008. Jean-Luc Hees est l'une des voix les plus marquantes du paysage radiophonique français, avec des intonations graves et une pointe de nonchalance. Fasciné par les Etats-Unis, il est friand de littérature américaine et à écrit plusieurs livres sur ce pays, dont "La saga de la Maison blanche" ou "Obama, what else?".

Démarche flegmatique, chevelure argentée, mysanthropie affichée ("je préfère mes chevaux", avait-il coutume de dire selon ceux qui l'ont cotoyé à Inter), Jean-Luc Hees avait gagné le surnom de "vieux cow-boy". Ses anciens collègues s'accordent à le qualifier de brillant journaliste, doté d'un réel talent d'écriture. "C'est un bon pro. Pour faire de la radio, il est bien", souligne Alain Le Gouguec, qui a travaillé avec lui à Inter pendant plusieurs années. Mais les salariés et les syndicalistes contactés par l'AFP sont unanimes à s'interroger sur le défi que constitue la gestion d'un groupe de plus de 4.000 personnes, où les chantiers sont nombreux: négociations des conventions collectives qui risquent d'être déclarées caduques, réfection de la Maison ronde, siège du groupe, redynamisation du réseau des stations locales...

Son passage à la direction d'Inter "ne s'est pas mal passé mais il n'a rien impulsé", estime un salarié de la station sous couvert d'anonymat. "Gérer les relations humaines, les relations avec les syndicats, l'administration, cela l'ennuyait prodigieusement", se souvient ce salarié. "C'est un homme d'antenne. De plus, être patron de France Inter n'a rien à voir avec le job de président de Radio France", souligne un autre salarié. "Il y a beaucoup d'aspects sur lesquels il va devoir déléguer" en s'entourant de bons gestionnaires.

Enfin, "on se pose tous la question d'une éventuelle feuille de route imposée par Sarkozy", relève un syndicaliste sous couvert d'anonymat. Lors de son audition devant la commission des affaires culturelles du Sénat, M. Hees a balayé cette question, mettant en avant son "indépendance" et rapportant que le chef de l'Etat lui avait assuré "que jamais il ne (lui) demanderait quoi que ce soit qui puisse heurter (sa) conscience ou (ses) convictions". Les opinions politiques de M. Hees ne sont pas publiques.

Il correspond donc au portrait du candidat idéal qu'avait dressé récemment Nicolas Sarkozy, selon des informations de presse, pour prendre la tête de Radio France: un journaliste qui ne soit ni de droite ni de gauche.
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