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Mercredi 6 Mai 2009 à 00:00

Grenelle des ondes: les antennes-relais en question

La première réunion de travail du "Grenelle des ondes" a abordé mercredi la question polémique des antennes relais, pour lesquelles les associations souhaitent un abaissement drastique des seuils d'exposition.

L'association Robin des toits a ainsi proposé de tester le seuil de 0,6 volts par mètre d'exposition qu'elle préconise pour les antennes relais de téléphonie mobile, dans plusieurs villes pilotes. "Nous avons demandé à plusieurs communes qui sont volontaires" pour cette expérimentation, à la fois en zone rurale et en zone urbaine, a déclaré à l'AFP Etienne Cendrier, porte-parole de cette association.

Si le Grenelle des ondes retient l'idée, l'expérimentation pourrait être menée à Courbevoie (Hauts-de-Seine), Hérouville-Saint-Clair (Calvados), Le Vigan (Gard) et Niergnies (Nord). Il s'agit de tester "un système dans lequel les personnes ne seraient jamais exposées à plus de 0,6 V/m", a indiqué Etienne Cendrier. "Ce serait une expérience en grandeur nature", a-t-il indiqué. "Cela permettrait de bien anticiper ce qui se passerait si on passait au seuil d'exposition de 0,6 V/m".

En France, les valeurs limites d'émission des antennes sont de 41 à 61 volts par mètre selon les fréquences utilisées, ce qui correspond aux seuils suggérés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission européenne. D'autres pays européens ont retenu des seuils nettement inférieurs au nom du principe de précaution (6 à 20 V/m en Italie, 6 V/m dans les zones d'habitation bulgares, bientôt 3 V/m à Bruxelles...).

Robin des toits et d'autres associations -Priartém et Agir pour l'environnement- veulent aller plus loin et proposent de fixer à 0,6 V/m le seuil réglementaire. Une demande "irréaliste, en plus d'être sans fondement sanitaire", estime l'Association française des opérateurs mobiles (Afom) qui assure que ce chiffre "signifierait tout bonnement la fin des moyens de communication modernes".

Les niveaux d'émission d'un champ électrique par une antenne diffèrent cependant de ceux correspondant à l'exposition des personnes - les premiers étant liés à la puissance des antennes tandis que les seconds varient avec la distance et la position des personnes concernées par rapport à l'antenne.

Une récente étude pilotée par Jean-François Viel (CNRS et université de Besançon) a cependant montré que l'exposition est plus élevée, à une certaine distance en face de l'antenne, que juste en dessous. Pour les associations, la distance n'est qu'un des éléments parmi d'autres - densité du réseau, antennes bi ou tri-bandes, hauteur de l'habitation, nature des matériaux composant les habitations...

L'Association santé environnement France (Asef), qui assure regrouper plus de 1.000 médecins, refuse de se focaliser sur la question des niveaux d'émission des antennes et préfère évoquer le "bain électromagnétique" global dans lequel nous vivons et qui n'a cessé de croître ces dernières années, notamment avec le développement des technologies sans fil.
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