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Vendredi 8 Mai 2009 à 00:00

Controverse autour du licenciement d'un cadre de TF1

Le licenciement d'un cadre de TF1 hostile au projet de loi création et internet suite, selon Libération, à "une dénonciation du ministère de la Culture", a soulevé jeudi de vives réactions, Christine Albanel qualifiant aussitôt ces accusations d'"absurdes". Jérôme Bourreau, 31 ans, était responsable du pôle innovation web de TF1 et a été licencié pour "divergence forte avec la stratégie" du groupe d'après le quotidien qui a recueilli le témoignage de ce jeune cadre. M. Bourreau, qui habite le XVIIème arrondissement parisien, a écrit, en février, à sa députée Françoise de Panafieu (UMP) depuis son adresse mail personnelle, pour dénoncer le projet de loi Hadopi, actuellement discuté à l'Assemblée. Quelques semaines plus tard, il est convoqué par Arnaud Bosom, chargé des activités numériques de la Une. "Il avait le mail et il me décrit le parcours qu'il a eu: Mme de Panafieu ou l'un de ses collaborateurs a transféré mon mail au ministère de la Culture qui l'a ensuite transmis à la direction de TF1", a-t-il raconté sur Europe 1. Le responsable de la chaîne lui fait alors comprendre qu'il y aura sanction en raison de son opposition au projet Hadopi. En avril, M. Bourreau reçoit sa lettre de licenciement. La ministre de la Culture Christine Albanel a affirmé "n'avoir jamais contacté la direction de TF1 pour s'immiscer dans la politique de gestion du personnel de la chaîne" et "trouve absurdes les accusations du journal". "Je n'ai jamais demandé la tête de quiconque. Ce n'est pas dans mes habitudes", a insisté jeudi après-midi Mme Albanel, interrogée par le socialiste Patrick Bloche, lors de la reprise de l'examen du texte à l'Assemblée nationale. "A ma connaissance rien n'a été transmis" à la direction de TF1, a-t-elle ajouté. Egalement interpellée à l'Assemblée, Françoise de Panafieu a jugé le courrier du cadre de TF1 "très bien construit". Elle a dit l'avoir ensuite "transféré au ministère de la Culture, un peu comme un exemple, en suggérant qu'on s'en inspire pour en faire comme un contre-argumentaire à l'attention des députés du groupe (UMP)". "En aucun cas le mail ne demandait la confidentialité quant à l'identité", a-t-elle précisé. A TF1, on justifie le licenciement de M. Bourreau par ses "prises de positions particulièrement radicales exprimées publiquement à plusieurs reprises" qui "sont contraires aux déclarations officielles du groupe, notoirement en faveur de cette loi". Cette affaire a soulevé des réactions, le SNJ-CGT jugeant qu'il s'agit d'"un nouvel épisode qui prouve encore des relations incestueuses entre le pouvoir et la chaîne Bouygues". "TF1 et le ministère de la Culture veulent-ils couler une chape de plomb sur les libertés individuelles ?", s'est interrogée la CFDT. "Abasourdie", la société des journalistes de TF1 "demande au ministère de la Culture de faire toute la lumière sur cette affaire qui, par son retentissement médiatique, est fortement préjudiciable à l'image de TF1 et à celle de son information." L'affaire a été qualifiée de "stupéfiante et choquante" par le député PS Christian Paul, l'un des fers de lance de son groupe contre le texte Hadopi. "Le contrôle féroce de la distribution de la culture est le vrai visage d'Hadopi. A méditer par tous les artistes!", a ajouté M. Paul en dénonçant "un événement grave et profondément attentatoire à la liberté de pensée".
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