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Mercredi 13 Mai 2009 à 00:00

Gérard Leclerc nommé président de LCP-Assemblée nationale

Le journaliste Gérard Leclerc a été nommé président de la chaîne parlementaire LCP-AN, a annoncé mercredi le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) dans un communiqué.

Rédacteur en chef du service politique, économique et social de France 3, M. Leclerc, 57 ans, succède à Richard Michel, à la tête de la chaîne depuis 2003. Il a été journaliste notamment à Europe 1, RMC et France 2. A l'issue d'un processus entamé en mars et conduit par un comité de sélection composé de députés représentant tous les groupes parlementaires, M. Accoyer avait le choix entre MM. Leclerc et Michel, choix qu'il a soumis à l'approbation du bureau de l'Assemblée.

Sur les neuf dossiers retenus en mars, quatre candidats -les journalistes Ulysse Gosset, Gérard Leclerc et Dominique Martinaud ainsi que Richard Michel- avaient été auditionnés publiquement le 4 mai par le comité de sélection, présidé par la députée UMP de la Marne Catherine Vautrin, vice-présidente de l'Assemblée. A l'issue des auditions, M. Michel avait recueilli huit voix, M. Leclerc trois et les deux autres candidats aucune. Le choix final de M. Accoyer a fait l'objet, ces derniers jours, d'une polémique qui a contraint le président de l'Assemblée nationale à affirmer mardi, par communiqué, qu'il déciderait "en (son) âme et conscience, à l'abri de toute pression et en toute indépendance".

M. Accoyer précisait alors qu'il réagissait "à la publication d'un article dans Le Monde". Dans son édition datée de mercredi, le quotidien estimait que M. Accoyer devait "trancher entre le sortant, soutenu par le comité de sélection et le favori de l'Elysée". "M. Leclerc, demi-frère du chanteur Julien Clerc, bénéficie sans ambiguïté des faveurs de Nicolas Sarkozy", affirmait encore Le Monde. Des propos qui ont fait protester M. Leclerc. Dans un droit de réponse publié dans Le Monde daté de jeudi, il a indiqué que "pas le moindre élément ne vient étayer cette allégation" de proximité avec l'Elysée.

Dans une déclaration à l'AFP, M. Leclerc a regretté des "arguments déloyaux" et indiqué qu'il préférait se projeter dans "le grand défi" de la présidence de la chaîne parlementaire. "Je veux recentrer cette chaîne sur l'Assemblée et la politique, élargir l'audience et développer de vraies synergies avec Public Sénat", désormais présidée par Gilles Leclerc. Richard Michel a déclarait à l'AFP qu'il partait de LCP-AN "la tête haute, avec un très bon bilan, avec une chaîne qui se porte bien".

S'agissant de la procédure qui a abouti à la nomination de M. Leclerc, il a ajouté: "je pensais bêtement que le plus grand nombre par rapport au plus petit nombre était une règle démocratique". "Il semblerait que les règles du jeu aient changé en cours de match", a-t-il déploré dans une allusion au fait qu'il était arrivé en tête du vote du comité de sélection. Dans un communiqué, le député (app. PCF) Jean-Pierre Brard a estimé que la désignation de M. Leclerc était intervenue "au terme d'un processus méticuleux et transparent" et "dans des conditions donnant les mêmes chances à tous les candidats".

Un autre député, favorable à M. Michel, a en revanche affirmé que l'Elysée avait influé sur le choix final. Il a rappelé qu'en juin 2008, Nicolas Sarkozy avait déclaré, hors antenne, sur France 3: "Ca fait plaisir de voir M. Leclerc à l'antenne. T'es resté combien de temps au placard ? J'avais protesté quand on t'avait mis au placard". Cette déclaration avait fait l'objet d'une vidéo diffusée sur internet.
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