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Jeudi 14 Mai 2009 à 00:00

Atlantis s'empare du télescope Hubble lors d'une mission à haut risque

La navette américaine Atlantis s'est emparée mercredi avec succès du télescope Hubble lors d'une manoeuvre périlleuse à près de 600 km d'altitude destinée à réparer et moderniser cet appareil qui a révolutionné la compréhension de l'Univers.

L'astronaute Megan McArthur a utilisé le bras robotisé d'Atlantis pour agripper le télescope à 17H14 GMT, alors que les deux engins spatiaux se trouvaient à 560 kilomètres d'altitude au dessus de l'Australie. "Hubble est arrivé à bord", a déclaré le commandant de bord d'Atlantis, Scott Altman, qui avait réussi à amener la navette à environ un mètre du télescope de 11 tonnes et d'environ 13 mètres de long, soit la taille d'un autobus. "Je ne dirais pas que ce n'est pas difficile", avait relevé dans la matinée avec un euphémisme Tony Ceccacci, principal directeur de vol de la Nasa pour la mission, au sujet de cette manoeuvre délicate. "Il s'agit de deux véhicules qui circulent à plus de 27.000 kilomètres par heure. Mais cela a déjà été fait, et nous sommes confiants", avait-il ajouté.

Hubble devait être fixé sur une plate-forme rotative qui servira d'espace de travail aux sept astronautes d'Atlantis, lors des cinq sorties dans l'espace programmées. Le télescope, fruit d'une collaboration entre la Nasa et l'Agence spatiale européenne (ESA), a été placé en orbite le 25 avril 1990 par la navette Discovery, et a transmis plus de 750.000 images spectaculaires des confins du cosmos et des millions de données, ouvrant une nouvelle ère en astronomie. Atlantis avait été lancée lundi depuis le Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral (Floride, sud-est) pour la cinquième et dernière mission sur Hubble, qui devrait prolonger son existence d'au moins cinq ans.

La première sortie dans l'espace pour réparer Hubble doit débuter jeudi à 12H16 GMT. Elle réunira l'astronome John Grunsfeld, 50 ans, qui effectue son troisième voyage vers Hubble et la géologue Drew Feustel, 43 ans, novice dans l'espace. La mission de 11 jours de la navette est bien plus risquée qu'un vol vers la Station spatiale internationale (ISS), à cause notamment du danger accru d'une collision avec une micro-météorite ou un débris spatial dans l'orbite élevée de Hubble. La Nasa estime le risque de collision avec un débris à une chance sur 221 lors de ce vol contre près d'une chance sur 300 pour l'ISS.

En outre, Atlantis se trouve trop loin de l'ISS pour venir s'y amarrer en cas de problème, car le télescope circule à une altitude nettement plus élevée que celle de l'ISS (350 km). Une navette de secours, Endeavour, a été exceptionnellement placée sur un autre pas de tir du Centre Kennedy, prête à être lancée en urgence avec un équipage de quatre astronautes pour une mission de sauvetage. Une dizaine de voyages de la navette jusqu'à l'ISS ont été organisés par la Nasa depuis la désintégration de la navette Columbia en 2003 lors de sa rentrée dans l'atmosphère, mais aucun vers Hubble.

La tragédie de Columbia, qui avait causé la mort des sept astronautes, était due à des dégâts non détectés sur le bouclier de protection thermique qui s'étaient produits au moment du lancement. Au cours d'une inspection de dix heures mardi à l'aide de caméras, sur les ailes et le dessous de la navette Atlantis, les astronautes ont trouvé une série d'entailles sur des tuiles de protection thermique sous l'aile droite. Ces dégâts ont été qualifiés de "mineurs" par les responsables de la mission de la Nasa, qui vont toutefois poursuivre leurs évaluations.
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