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Samedi 16 Mai 2009 à 00:00

Le "Grenelle des ondes" s'inquiète de l'impact du portable sur les enfants

L'impact du portable sur la santé, surtout sur celle des enfants, a été abordé lors d'une réunion thématique du "Grenelle des ondes" jeudi, sans pour autant déboucher sur des mesures contraignantes.

Le député de l'Isère François Brottes (PS) a cependant mis sur la table une proposition concrète, en suggérant que la 4ème licence de téléphonie mobile soit utilisée exclusivement pour un opérateur SMS. L'idée serait de limiter l'usage du portable classique par les enfants et de mettre à leur disposition un mobile qui ne servirait qu'à envoyer et recevoir des messages SMS, ce qui leur éviterait de s'exposer aux ondes avec un appareil vissé dans l'oreille. "Il s'agirait d'un produit dédié avec un service dédié", a expliqué à l'AFP le député, soulignant la nécessité d'une "offre alternative" en cas d'interdiction du portable pour les petits. Car si tout le monde s'accorde pour invoquer le principe de précaution en ce qui concerne l'utilisation du téléphone par les enfants, les avis divergent quant à la traduction politique de ce principe.

"On a eu un long débat sur le mobile mais ce qui commence à devenir un peu inquiétant, c'est qu'à l'approche de la fin de ce Grenelle, on constate que les points de vue divergent toujours aussi sensiblement", estime Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement. "Dès qu'on commence à parler de contraintes plus lourdes que de simples engagements volontaires en matière de communication et de commercialisation, on voit que les points de vue ne se rapprochent pas du tout", explique-t-il.

"Nous proposons l'interdiction du portable pour les enfants de moins de 14 ans", ajoute-t-il, rappelant que les associations veulent en réglementer les usages. Elles préconisent la non utilisation du portable dans les endroits de mauvaise réception, en train notamment, car les déplacements à grande vitesse obligent le téléphone mobile à changer fréquemment d'antennes-relais et donc à émettre souvent à puissance maximale. De leur côté, les opérateurs de téléphonie mobile préfèrent parler d'"engagements volontaires" ou de "charte".

"A la différence de la réglementation, les engagements volontaires permettent d'acter l'accord de toutes les parties prenantes, à travers la signature d'une charte ou d'une convention", souligne Jean-Marie Danjou, délégué général de l'Association française des opérateurs mobiles (Afom). Pour l'Afom, "le téléphone mobile n'est ni la cigarette, ni l'alcool". Mais elle retient cependant l'idée d'une campagne de communication grand public sur la téléphonie mobile après la publication du nouvel avis de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (AFSSET) sur la question qui doit paraître à l'automne prochain.

Etienne Cendrier, porte-parole de l'association Robin des toits, déplore pour sa part n'avoir reçu aucune réponse à sa proposition d'un test du seuil d'exposition aux antennes-relais à 0,6 volts par mètre, pour lequel plusieurs communes sont candidates et se déclare "pas très optimiste pour la suite". Cette "table ronde radiofréquences, santé, environnement", lancée le 23 avril sous l'égide du ministre de la Santé Roselyne Bachelot, doit rendre ses conclusions le 25 mai.
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