Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Mardi 26 Mai 2009 à 00:00

Le "Grenelle des ondes" veut limiter l'usage du portable et surveiller les antennes

Le "Grenelle des ondes", dont la dernière réunion s'est tenue lundi, veut limiter l'usage du téléphone mobile et l'interdire dans les écoles mais se borne à envisager une surveillance pour les antennes-relais.

Ce Grenelle a rassemblé des associations, des opérateurs de téléphonie mobile et des élus sous l'égide de trois membres du gouvernement --Roselyne Bachelot (Santé), Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) et Chantal Jouanno (Ecologie). Les discussions ont été échelonnées sur un mois, pendant 20 heures. Au final, les recommandations ont été jugées trop timides par les associations, qui ont suspendu leur participation au Comité de suivi chargé de veiller à la mise en oeuvre des conclusions du Grenelle des ondes.

Dix orientations ont été retenues par le gouvernement qui a distingué téléphones portables, pour lesquels selon Mme Jouanno il y a "des incertitudes", et antennes-relais, sur quoi "personne n'a pu conclure qu'il y avait un risque". Pour les téléphones portables, les trois ministres ont suggéré "une démarche de précaution pour les citoyens". Elles souhaitent ainsi que l'usage des téléphones par les enfants dans l'enceinte des écoles primaires soit interdit, ce qui est déjà le cas dans certaines écoles.

Elles suggèrent aussi que les opérateurs proposent "une offre +SMS exclusive+, sans service +voix+", et mettent au point des téléphones "rendant l'usage de l'oreillette indispensable", sans haut-parleur. L'Association française des opérateurs mobiles (Afom) s'est dite "ouverte" à ces propositions. Pour les antennes, les ministres défendent le "principe d'attention", parce que, disent-elles, il faut répondre aux inquiétudes du public et mettre à sa disposition une "large information". Mais elles soulignent d'emblée qu'actuellement "une révision de seuils réglementaires n'est pas justifiée d'un point de vue sanitaire".

En attendant la publication en septembre d'une étude de l'agence sanitaire concernée (Afsset), elles prônent "un suivi raisonné des seuils d'exposition" au moyen de modélisations mathématiques qui établiraient l'impact sur la qualité du service d'une réduction des seuils. "Le cas échéant", des expérimentations pourraient être menées dans des lieux sensibles de villes volontaires, comme Courbevoie ou Pau. "C'est indispensable pour clarifier le débat", a dit Mme Jouanno.

L'association des maires des Grandes Villes de France (AMGVF) a souhaité lundi que des expérimentations de diminution des champs d'exposition soient lancées "dès cet été" et "à l'échelle des villes". La ville de Grenoble s'est portée candidate. Jean-Marie Danjou, délégué général de l'Afom, s'est dit favorable au développement de la concertation avec les communes, afin qu'il y ait une "sécurisation juridique" des opérateurs. "Trouvons une procédure qui permette que les litiges ne se règlent pas devant les tribunaux", a-t-il dit.

Les associations Priartem et Agir pour l'environnement se sont déclarées "déçues et en colère", estimant que certaines avancées mentionnées dans la synthèse des débats ont été "rabotées" dans les propositions et regrettant qu'il n'y ait pas de "décisions concrètes". Pour Stephen Kerckhove, de Agir pour l'environnement, ce Grenelle manifeste "une volonté d'enfoncer des portes ouvertes". Janine le Calvez, de Priartem, a noté que l'interdiction de l'usage du portable dans les écoles était une demande faite par les associations "en 2001" et que "ça devrait aller de soi".
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution