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Vendredi 6 Avril 2001 à 00:00

L'internet en vol ne décolle pas

La fourniture de services internet ou de programmes de télévision en direct dans les avions, boudée par les compagnies aériennes, ne décolle pas et pourrait contraindre les sociétés qui s'étaient jetées sur le filon à réviser leurs objectifs.

La société américaine d'électronique Rockwell a ainsi annoncé qu'elle "cesserait tout nouvel investissement dans la société In-Flight Network (détenue en commun avec News Corp), en raison d'un développement du marché plus lent qu'anticipé".

Le retrait potentiel de Rockwell de ce programme s'explique par la réticence des grandes compagnies aériennes américaines et étrangères à souscrire à un tel service. En effet, explique le porte-parole de Rockwell, Don McGrath, la société n'est parvenue à décrocher aucune commande auprès des grandes compagnies. "Pour l'instant, modère-t-il toutefois, nous n'envisageons pas de dissoudre la joint-venture et dans les 30 à 45 prochains jours, nous allons réévaluer les diverses solutions ainsi que l'état du marché".

In-Flight Network, lancé par Rockwell en mars 2000 en commun avec le groupe de Rupert Murdoch, News Corp, se voulait la première société au monde à fournir dans les avions en vol un accès à l'internet ainsi que la retransmission en direct de programmes de télévision, adaptés aux destinations ou au profil des passagers. Son système devait être opérationnel à la fin 2001.

Quelques semaines plus tard, le constructeur aéronautique Boeing se jetait lui-même dans la brèche et son PDG Phil Condit lançait, optimiste : "Bientôt, vous regarderez un match de football en direct, vous enverrez des e-mail ou ferez vos achats sur l'internet tout en jetant un oeil sur vos actions à la bourse."

Selon des experts cités à l'époque par Boeing, le chiffre d'affaires de ce nouveau marché était estimé à 70 milliards de dollars dans les 10 ans et laissait apercevoir une croissance exponentielle. Seulement, explique Tom Burke, directeur de la société de conseil en aéronautique Avmark, "les passagers ne sont pas vraiment intéressés par ce genre de services".

Sur les longs-courriers, explique-t-il, certains des passagers travaillent, mais jamais très sérieusement. Ils attachent plus d'importance à la qualité des services existants et déplorent "un film dépassé, des repas de mauvaise qualité ou des sièges trop étroits".

Ce service d'internet et de télévision, poursuit cet expert, "nécessite une forte maintenance" et il est normal que les compagnies hésitent face à "une dépense supplémentaire qui n'augmentera pas leur chiffre d'affaires", et pour laquelle ils ne pourront faire payer leurs passagers.

Chez US Airways, Richard Weintraub, porte-parole de la compagnie, acquiesce : "une des questions centrales sera le coût d'un tel service".

Jusqu'à présent, la seule entreprise qui ait réussi à décrocher l'accord de compagnies aériennes pour tester et adopter un service satellitaire de communication à haut débit est une société de Seattle du nom de Tenzing Communications, selon le Wall Street Journal paru jeudi. Ses clients sont entre autres Virgin Atlantic Airways et Cathay Pacific Airways.
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